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"La meilleure façon de penser est d'écrire"*

vendredi 29 avril

Au cœur du Haut Atlas

fantasia

Une photo ratée de Fantasia au moment des tirs groupés  prise via mon GSM : une oeuvre d'art

J’ai effectué dernièrement une virée inattendue au cœur de

la région Tadla-Azilal. J

’ai pu découvrir tour à tour Aïn Asserdoune, l’Aérodrome de Ouled Yaich à Beni Mellal, Taghbaloute à El Ksiba et les greniers d’Aoujgal à la province de Boutferda. Je me suis également rendu à Aghbala, au barrage Ahmed El Hansali, au site touristique de Tameda à Zaouiate Cheikh et à

la kasbah Ismaïlia

à Kasbat Tadla. J’ai passé la nuit au pied du barrage de Bin Al Ouidane.

De là, j’ai pu effectuer une tournée à la région d’Azilal, à Demnate, au moussem Sidi

Ali Benbrahim

, à la localité de Boutaghrarte et ses ateliers traditionnels de poterie, à la localité de Bzou célèbre par sa production de tissage ainsi qu’au site touristique de la commune rurale de Tifni.

C’était une visite-marathon qui avait malgré la fatigue, beaucoup de charme.

beni_mellal1

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samedi 16 avril

Mr. Escargot

hassanelfadLe mardi, j’ai assisté au Mégarama à un spectacle animé par le talentueux humoriste Hassan El Fad. Je souligne au passage qu’on me dit très ressemblant à cet artiste. Le spectacle qu’il a donné a été organisé par Meditel à l’occasion du lancement de son pack Pro. L’hilarant Hassan a été globalement moyen. Il a joué son dernier show : «Ghlala» (Escargot). Mais pas seulement. Il a également glissé dans la peau de Tarik Ibn Zayad et avant cela, dans celle d’un gardien de voitures… Avec son sens de l’humour habituel, il a su -comme toujours- propager de la joie autour de lui. Bravo Hassan !

Posté par zainabi à 08:44 - Commentaires [12] - Permalien [#]

mercredi 13 avril

Une nouvelle génération de mendiants

A Casablanca, il fut un temps où les mendiants ne couraient pas massivement les rues. En ces temps-là, ceux qui osaient «chanter» pathétiquement leurs doléances, étaient visiblement miséreux. Leurs habits, leur handicap, leur mine de mort-vivant ou encore leur litanie servait à donner des preuves tangibles pour gagner la compassion des âmes charitables. En ces temps-là, la dignité avait encore un sens et parmi les mendiants, rares étaient ceux qui exerçaient ce non-métier par fourberie ou pour le plaisir. Mendier n’était pas encore devenue une mode, voire un sport national, comme elle l’est de nos jours.

Mendiants nouvelle génération

Nombreux sont les jeunes qui sont chaudement et chiquement habillés qui tendent la main surtout à des jeunes de leur âge. Ces mendiants new look ne manquent pas de prétextes pour convaincre les bienfaiteurs potentiels. Certains prétendent qu’ils veulent tout juste avoir de quoi se payer un ticket de bus. D’autres, avec un air tristounet, déclarent vouloir manger un morceau arguant qu’ils ont un problème familial. D’autres encore, plus directs et plus prolixes, avancent sans la moindre gêne qu’ils veulent tout simplement (par ces temps difficiles…) se payer une cigarette ou une tasse de café. Rien que ça!

Autres méthodes, autres nouveaux mendiants

Dans la catégorie de cette novelle génération de mendiants se trouvent également tous ces jeunes et moins jeunes (hommes et femmes) que l’on rencontre parfois, près des gares routières ou ferroviaires. Ceux-ci se disent éternellement «mkataà bihoum lahbel» (sans ressources dans une ville qui n’est pas la leur). A les voir portant la plupart du temps des bagages à main, on les croirait facilement sur paroles. Seulement, ils (elles) oublient de changer de lieux et c’est ainsi qu’ils (elles) se prennent à leur propre jeu. Dans la même catégorie, il y a également ces femmes visiblement «respectables» qui commencent aussi à tendre

la main. Pour

exercer ce faux boulot, ces dames savent si bien manier le verbe et soigner leur apparence. Elles racontent à des badauds triés sur le volet qu’elles ont été abandonnées par un mari ingrat et qu’elles préfèrent tendre la main que vendre leur corps… Certaines peuvent dire vrai, mais pas toutes, sans doute.

Que faire ?

L’Etat s’est engagé à lutter contre la mendicité à Casablanca. C’est tant mieux. Dans cette perspective, un programme a été lancé. Première mesure prise : la chasse aux mendiants qui exploitent leurs propres enfants ou louent des enfants dans l’exercice de leur «fonction». La chasse donne déjà lieu à une partie de cache-cache qui ne va ni sauver les enfants exploités ni éradiquer la mendicité à Casablanca ou ailleurs. A ce propos, on peut bien se demander ce qui empêcherait les exploitants chassés sans que leur soient proposées des alternatives viables, de jeter leurs petits esclaves dans des circuits encore plus dangereux (prostitution, drogue…). Au demeurant, en sus des parties de chasse, le programme évoque le «développement humain durable» ou encore «les activités génératrices de revenus». Voici des chantiers qu’il va falloir ouvrir à grande échelle. Ces chantiers peuvent donner lieu aux alternatives manquantes. Ne l’oublions pas, c’est surtout la chasse aux inégalités criardes et à la pauvreté extrême (matérielle et celle de l’esprit) qui doit être sérieusement lancée. Elle devait l’être d’ailleurs depuis 40 ans. Par ailleurs, contre la pauvreté de luxe il y a au moins une bonne solution: l’ancrage de valeurs sociétales sûres dans l’esprit des Marocains.

Posté par zainabi à 22:49 - Actu Sociale - Commentaires [1] - Permalien [#]

mardi 12 avril

Le prix du patriotisme

Dans un monde où les limites territoriales ne sont plus ce qu’elles étaient, l’amour que l’on éprouve pour sa patrie doit rester profond, inconditionnel. Néanmoins, cet amour qui n’est plus aussi platonique comme il l’était autrefois, a besoin non seulement d’être transmis de génération en génération, mais aussi entretenu pour être préservé. Sinon, c’est le désamour qui prend le dessus. Et quand désamour il y a, c’est ce qui peut arriver de plus grave à un pays. N’est-ce pas à cause de ce désamour qu’aujourd’hui des Marocains vont jusqu’à déclarer sans se gêner qu’il vaudrait mieux que les colonisateurs français reviennent au Maroc? Au-delà des motivations économiques évidentes, n’est-il pas vrai que c’est ce profond désamour qui pousse également la plupart des jeunes à  n’avoir qu’un espoir: se sauver de leur pays et se chercher d’autres identités?

Face à ce désamour, il serait simpliste de se borner à ruer dans les brancards en criant à l’affaiblissement du patriotisme des nouvelles générations sans en chercher les causes. Il faut savoir que de nos jours, même le patriotisme se paie. Son prix: le respect des droits des citoyens et donc de la démocratie, la vraie. Celle qui ne se limite pas au droit de remplir des urnes et de s’exprimer librement, mais qui garantit aussi et surtout le droit à une vie dans la dignité. Et la dignité voudrait qu’il y ait -entre bons patriotes- partage équitable des richesses nationales, égalité des chances, justice juste, droit à un enseignement valable, droit à des soins convenables… Dans tout cela, le Maroc est en chantier, mais à quand la fin des travaux?

Revenons au patriotisme! Puisque terre et patrie (ard et watan) ne font qu’un dans notre langue, voici un exemple que vient de donner à ce sujet une agence de l’Etat. A douar Lahna et à douar Oulad Aàrrad à la fraction de Tassoultante à Marrakech, 71 fellahs sont menacés d’expropriation par l’Agence Nationale de l’Habitat Insalubre (ANHI). Ces fellahs déclarent être propriétaires de leur terre. Ils arborent un parchemin séculaire pour le prouver. Ce document serait un dahir royal par lequel cette terre a été offerte à leurs aïeux. Mais l’ANHI ne veut rien savoir. Cette Agence voudrait faire construire des villas à la place de cette terre agricole. Quelle que soit l’issue de ce différend, on retiendra que l’Agence de l’Etat a proposé aux fellahs concernés 20 dirhams le mètre carré pour les exproprier. Est-ce à ce prix que l’on veut préserver le patriotisme dans notre pays?

Posté par zainabi à 17:57 - Actu Sociale - Commentaires [2] - Permalien [#]

lundi 11 avril

Un aller simple

un_aller_simpleD’abord je m’excuse pour mon silence qui s’est, cette fois encore, un peu prolongé. J’ai mes raisons. J’ai consacré beaucoup de temps à la maîtrise de SPIP. Il s’agit d’un outil libre de dynamisation et de conception de sites web. Premier résultat : interviews.ma . Je serai heureux de lire vos commentaires quant à l’idée de la création de ce site, le premier du genre au Maroc à être exclusivement et entièrement aux interviews. U passage, j’ai aussi lu un roman-en livre de poche- désopilant que je vous conseille vivement. Ce n’est pas pour rien que son auteur a reçu pour l’avoir écrit le prix Goncourt 1994. Titre du roman : Un aller simple de Didier van Gauwelaert. Un avant goût: Aziz est un jeune français de Marseille de 19 ans. Bébé, il a été volé avec la voiture dans laquelle il dormait, et il fut ensuite élevé chez les gitans qui l'ont appelé Aziz et lui ont procuré des papiers d'identité marocains. Arrêté par la police, il passe pour un clandestin marocain, et va alors être ramené dans son "faux" pays (expulsion en douceur) par un jeune énarque -un attaché humanitaire dénommé Jean-Pierre- inexpérimenté et en pleine dépression... Ce dernier est chargé de ramener ce jeune homme dans le pays d'où il vient, le Maroc... et qui n'est pas du tout le sien. L'attaché humanitaire a de la bonne volonté. Et Aziz va le trouver attachant en comprenant que ce fonctionnaire souffre lui-même d'une sorte d'expulsion, conjugale. Aziz enjolive la réalité de sa vie et emprunte à une légende l'histoire de sa prétendue ville natale. Sous le charme, Jean-Pierre songe à consacrer un livre à cette équipée, riche en aventures. Des aventures que les mots bien choisis de l’auteur rendent à la fois merveilleuses. A lire ! Voir la biographie de l’auteur: ici.

Quelques une des citations tirées u roman Aller simple: - Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers. - C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire. -Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.

Posté par zainabi à 21:45 - Notes de lectures - Commentaires [2] - Permalien [#]

vendredi 01 avril

Poisson d'avril

Depuis près de 500 ans, le 1er avril donne lieu en France et dans quelques autres pays à d'aimables farces. Cette tradition semble remonter au roi Charles IX. Avant lui, en France, l'année calendaire commençait le 25 mars et, de ce jour jusqu'au 1er avril, les Français avaient coutume de se faire des cadeaux pour célébrer le passage à l'année nouvelle. Par l'édit de Roussillon du 9 août 1564, le roi décida de reporter le début de l'année au 1er janvier, sans doute pour s'aligner sur les pays voisins. Cette décision fut généralisée à l'ensemble des pays catholiques en 1622 par

la papauté. En

souvenir des temps anciens, les Français n'en continuèrent pas moins à se faire des cadeaux «pour rire» à l'occasion du 1er avril. Comme le 1er avril coïncidait aussi avec la fermeture de la pêche, la période étant réservée au frai, des plaisantins auraient eu la bonne idée de lancer dans les rivières des harengs pour tromper l'impatience des pêcheurs d'eau douce ! De là, croit-on, l'origine des «poissons d'avril». En Amérique du nord, le 1er avril a été relié à la tradition médiévale de la fête des fous. Il est connu sous le nom de «April Fool's day» (jour des fous d'avril) ou «All Fool's day» (jour de tous les fous). Les enfants pratiquent ce jour-là des farces innocentes du style : «Ton lacet est défait» ou «Tu as une grosse araignée sur la chemise» !...

In: http://www.herodote.net/

Posté par zainabi à 07:58 - Art & Culture - Commentaires [1] - Permalien [#]



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