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"La meilleure façon de penser est d'écrire"*

mardi 21 juin

Coquelets en colère

Deux garçons se bagarrent violemment. Un homme, dans la cinquantaine, accourt. Il tente de les séparer. D’un geste paternaliste, il essaie de leur expliquer que ce n’est pas bien de se bagarrer ainsi, que des amis doivent se considérer comme des frères…

Les deux garçons n’écoutent rien de ce que semble soliloquer le monsieur. Ils lui glissent à travers les jambes pour échanger leurs coups de poings. Ils se tirent par les vêtements. Ils se font mal, ils lui font mal. Irrité, le conciliateur tire avec force vers lui les deux pugilistes en les prenant chacun par le cou. «Ecoutez, cessez votre combat de petits coqs coléreux, vous allez vous tenir tranquilles ou je vais vous donner une bonne correction!».

Prenant la menace au sérieux, les deux garçons, debout sur la pointe des pieds, se regardent. Puis, ils détourent instinctivement les yeux avant de les baisser pour montrer leur résignation. Mais, comme si leur rage revenait, les deux bagarreurs réessaient d’échapper à l’emprise des grandes mains qui les immobilisent, en vain.

Finalement, le monsieur, souriant, les libère. Il leur enjoint de se demander pardon. Ce que les «petits coqs» commencent par simuler avant de s’extirper et de prendre la poudre d’escampette à la vitesse d’un éclair.

En s’éloignant d’une trentaine de mètres du monsieur, les deux enfants se rapprochent l’un de l’autre. Ils semblent parlementer en paix. Ce qui réjouit le conciliateur qui ne les quitte pas du regard. Tout à coup, les deux garçons qui, étrangement se courbaient et se relevaient machinalement, commencent à lancer des pierres au pauvre monsieur. Ce dernier, ne comprenant rien, tente de se couvrir le chef pour ne pas le voir dépiauté. En plus des pierres, des insultes des plus grossières lui sont également jetées à la figure. Les tirs sont entrecoupés de coups de théâtre à travers lesquels les enfants s’étirent les coudes en caquetant pour donner l’image de coquelets en parade.

Vexé, le pauvre homme s’éclipse. Il presse le pas sans se retourner.

Posté par zainabi à 22:35 - Articles Divers - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

difficile de dire "oeil pour oeil, dent pour dent" puisqu'il s'agit de coquelets... la morale de l'histoire serait-elle du style, à vouloir éclairer autrui, on risque de tomber sur un bec de gaz ?

Posté par blick, mercredi 22 juin à 22:51

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