Rapport annuel de l’AMDH sur la situation des droits humains au Maroc durant l’année 2004 (Résumé du rapport annuel de l’AMDH)

Présentation : Ce rapport, qui est présenté par l’AMDH sur la situation des droits de l’Homme au Maroc durant l’année 2004, est le dixième rapport de son genre. Même s’il ne prétend pas couvrir toutes les violations du pays durant l’année 2004, il peut fournir une idée sur le respect de l’Etat marocain de ses engagements dans le domaine de la préservation des droits, des libertés, et de leur promotion. L’aspect le plus inquiétant qui a été observé au niveau des droits civils et politiques réside, essentiellement, dans la continuité des violations dans le domaine du droit à la vie, de l’intégrité physique et de la sûreté personnelle, dans la mesure où l’AMDH a recensé trois cas de décès dans des centres de police. De même, les services de l’Etat ont continué à recourir à l’enlèvement, et le phénomène des arrestations pour des motifs politiques a continué à sévir (31 cas de détenus politiques ont été recensés durant l’année 2004). Les normes internationales dans le domaine pénitentiaire et carcéral ne sont pas respectées, et le système judiciaire ne constitue toujours pas un pouvoir indépendant et efficace, afin de garantir la justice, l’égalité, l’équité et la souveraineté du droit. Les libertés publiques connaissent une dégradation due à la répression par la force des manifestations pacifiques et aux limites imposées à la liberté de pensée et à la liberté d’expression. Le droit à la libre circulation est aussi sujet à des violations et à des restrictions comme la privation et le non octroi des passeports, ou l’interdiction de quitter le territoire national : c’est ainsi que d’anciens détenus et exilés politiques sont soumis aux harcèlements et à des mesures arbitraires aux postes frontières. Au niveau des droits socio-économiques et culturels, le Maroc demeure très mal classé, en référence aux rapports internationaux dans le domaine, aux indices du développement qui montrent clairement la dégradation de la situation de la majorité des citoyens et des citoyennes tant au niveau des carences en infrastructures de base comme l’eau potable, l’électricité, les routes et les établissements scolaires, qu’au niveau du chômage, des conditions précaires du travail, de la faiblesse des revenus et du pouvoir d’achat. Tous ces éléments et ces indices font que le Maroc est encore loin de réaliser les objectifs du millénaire pour le développement prévus pour 2015. L’Etat tente de justifier les carences sociaux économiques en alléguant des contraintes financières et la nécessité de maintenir les équilibres macro-économiques ; en fait les raisons résident essentiellement dans le détournement et le pillage de l’argent public sans que l’Etat n’intervienne pour arrêter l’anarchie au niveau de la gestion, et sans qu’il manifeste une vraie volonté pour combattre l’impunité qui continue à sévir. Le rapport de l’année

2004 a

repris le plan des précédents rapports établis par l’AMDH ; ce plan, rappelons-le traite des droits civils et politiques, des droits économiques, sociaux et culturels et enfin de droits spécifiques.

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