mardi 30 août
Afilal compte nous accueillir le 4 septembre avec des bâtons
Déclarations d'Afilal à Aujourd'hui le Maroc
Afilal : «Abbas El Fassi doit clarifier sa position»
Le secrétaire général de l'Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM),
Abderrazak Afilal, ne donne aucun crédit à la décision de son expulsion annoncée
par "Hamid Chabat et ses amis".
ALM : Un communiqué du bureau exécutif de l'UGTM, daté de dimanche
dernier, a annoncé votre limogeage définitif de la centrale. Qu'en pensez-vous ?
Abderrazak Afilal : C'est une aberration. Il y a un lobby et
une mafia derrière tout cela. Ceux qui tirent les ficelles, Benjelloun Al
Andaloussi et Hamid Chabat, entre autres, veulent s'accaparer l'UGTM. Mais ils
ne réussiront jamais à le faire. Et ce même si Hamid Chabat, le maire de la
ville de Fès, dépense tout l'argent du monde. La légitimité est de mon côté. En
d'autres termes, mon soi-disant limogeage n'a aucune valeur ni juridique ni
politique.
Pourtant, le bureau exécutif cite, pour justifier votre limogeage, des
articles précis du règlement intérieur …
Les statuts et le règlement intérieur de l'UGTM sont on ne peut plus clairs. Ils
stipulent que le secrétaire général de l'UGTM ne peut être remplacé ou limogé
que par le congrès. C'est la première irrégularité. Deuxième irrégularité : les
gesticulateurs ont décidé de transférer le siège du syndicat à Rabat. Or, les
statuts déterminent clairement l'adresse du siège, à savoir 9 rue Rif à
Casablanca. Il est impossible de changer cette adresse sans l'assentiment du
congrès.
Quand prendra fin cette guerre des communiqués entre vous ?
Ces personnes ont été renvoyées. Et définitivement. C'est l'assemblée générale
du syndicat qui l'a décidé. Car l'instance suprême après le congrès c'est
l'assemblée générale. Elle est composée des secrétaires locaux, provinciaux et
régionaux. Aucun de ces derniers n'est acquis à la cause de Hamid Chabat et ses
amis. Personnellement, je ne veux plus polémiquer, car comme je vous l'ai
expliqué, la légitimité est de mon côté.
Justement, ceux qui ont décidé de vous expulser de l'UGTM ont annoncé
leur volonté de se rendre dans votre bastion, à Casablanca, le 4 septembre
prochain, pour soumettre cette décision à l'assemblée générale. Quel accueil
leur réserverez-vous ?
Je peux vous assurer qu'on les recevra comme ils le méritent. Nous les expulserons
manu militari. Pas de quartier pour les traîtres et les voleurs. Si l'Etat
refuse de les sanctionner, les militants devront bien défendre leur syndicat.
Pourquoi, selon vous, "Hamid Chabat et ses amis" veulent vous
limoger ?
Je connais Hamid Chabat depuis très longtemps. Il n'a aucune histoire de
militantisme. Il s'est enrichi de manière fulgurante et rapide. C'est à se
poser d'énormes questions. Grâce à son argent, il a fait main basse sur la
jeunesse du parti, sur la section féminine et même sur cette ville impériale
qu'est Fès. Aujourd'hui, il veut s'attaquer à l'UGTM. C'est peut-être pour lui
un tremplin pour le secrétariat général du parti. Il souhaite succéder à Abbas
El Fassi.
En parlant du secrétaire général de l'Istiqlal, quelle est sa position
dans cette affaire ?
Sincèrement, j'ai l'impression qu'Abbas El Fassi est incapable de trancher. Je
lui enverrai une lettre dans laquelle je lui demanderai de clarifier sa
position quant à cette affaire. L'UGTM est une organisation parallèle de
l'Istiqlal. Ses militants soutiennent les candidats du parti et sont le fer de
lance de l'Istiqlal.
Le 30-8-2005
Par : Abdelmohsin EL HASSOUNI
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details39029.html
UGTM : l’homme et la Centrale Créée le 20 mars 1960, l’Union
Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) a connu une évolution paisible
jusqu’à ce que les derniers soubresauts viennent faire éclater au grand jour
des luttes intestines jusqu’ici bien cachées.
Si
L’UGTM est fortement présente dans les secteurs de l’enseignement,
l’agriculture, l’industrie, les mines et les services. D’elle dépend une
organisation spécialisée qui s’occupe du secteur de la jeunesse active appelée
Jeunesse Ouvrière. Au Parlement, et comptant quatre conseillers, l’UGTM occupe
la troisième position en terme de représentativité syndicale, derrière la CDT
(Confédération démocratique du travail) qui compte 12 conseillers et l’UMT qui
en compte 7. L’UGTM occupe le poste de vice-président de l’Organisation
africaine du travail dont elle fut parmi les premiers fondateurs.
A elle seule, l’histoire, plutôt longue, de l’UGTM (Union générale des
travailleurs du Maroc) renseigne à plus d’un égard sur le véritable imbroglio
dans lequel la centrale se trouve actuellement.
Créée le 20 mars 1960 par les membres du parti de l’Istiqlal, elle est issue
d’une scission au sein de l’Union marocaine du travail. Elle a d’abord été
dirigée par le défunt Hachem Amine avant que « sentant qu’une conspiration la
guettait, l’Istiqlal a pris le contrôle et désigné, en 1965, Abderrazak Afilal
à sa tête », nous déclare Mohamed Larbi Kabbaj, parlementaire UGTM. Le très
controversé personnage est depuis le secrétaire général de l’UGTM. Dans son
organisation interne, l’UGTM est formée d’un bureau exécutif, actuellement
composé de 25 membres. Le nombre des membres avait « la particularité d’être
d’une grande élasticité, au gré de l’humeur du secrétaire général qui, agissant
en véritable dictateur et en infraction des statuts et règlements de
l’instance, le faisait et le défaisait, renvoyant des membres et en recrutant
d’autres en fonction de ses intérêts », explique Mohamed Zaynabi (Correction : Zainabi), membre
du même bureau.
Autres instances de décision, le comité central, composé de 150 membres,
l’assemblée générale, formée notamment des secrétaires des unions régionales et
locales, les secrétaires généraux des fédérations et des syndicats et le
secrétariat permanent chargé de la gestion au quotidien de la Centrale.
Assez paisible, à l’image même du parti dont la centrale est
la courroie de transmission, la marche de l’UGTM a également a été assez
visible.
e 30-8-2005
Par : Tarik QATTAB
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details39030.html
jeudi 25 août
Le salaire minimum belge parmi les plus élevés de l'UE
D'un montant de 1.210 euros bruts en 2005, le salaire minimum légal en Belgique figure parmi les plus élevés de l'Union européenne, derrière les Pays-Bas (1.265 euros) et le Luxembourg (1.467 euros), révèle une étude de l'Office européen de statistiques, Eurostat. A l'échelle des Vingt-cinq, les différences entre salaires minimaux varient d'un facteur de 1 à 13 en valeur absolue. Il retombe toutefois de 1 à 5 lorsque l'on raisonne en parité de pouvoir d'achat, le coût de la vie étant beaucoup moins élevé dans les nouveaux Etats membres que chez nous. A l'autre bout de l'échelle des salaires minimaux, on retrouve la Lettonie la Lituanie la Slovaquie
mercredi 24 août
MAROC : Rapport annuel de l’AMDH sur la situation des droits humains au Maroc durant l’année 2004
Rapport annuel de l’AMDH sur la situation des droits humains au Maroc durant l’année 2004 (Résumé du rapport annuel de l’AMDH)
Présentation : Ce rapport, qui est présenté par l’AMDH sur la situation des droits de l’Homme au Maroc durant l’année 2004, est le dixième rapport de son genre. Même s’il ne prétend pas couvrir toutes les violations du pays durant l’année 2004, il peut fournir une idée sur le respect de l’Etat marocain de ses engagements dans le domaine de la préservation des droits, des libertés, et de leur promotion. L’aspect le plus inquiétant qui a été observé au niveau des droits civils et politiques réside, essentiellement, dans la continuité des violations dans le domaine du droit à la vie, de l’intégrité physique et de la sûreté personnelle, dans la mesure où l’AMDH a recensé trois cas de décès dans des centres de police. De même, les services de l’Etat ont continué à recourir à l’enlèvement, et le phénomène des arrestations pour des motifs politiques a continué à sévir (31 cas de détenus politiques ont été recensés durant l’année 2004). Les normes internationales dans le domaine pénitentiaire et carcéral ne sont pas respectées, et le système judiciaire ne constitue toujours pas un pouvoir indépendant et efficace, afin de garantir la justice, l’égalité, l’équité et la souveraineté du droit. Les libertés publiques connaissent une dégradation due à la répression par la force des manifestations pacifiques et aux limites imposées à la liberté de pensée et à la liberté d’expression. Le droit à la libre circulation est aussi sujet à des violations et à des restrictions comme la privation et le non octroi des passeports, ou l’interdiction de quitter le territoire national : c’est ainsi que d’anciens détenus et exilés politiques sont soumis aux harcèlements et à des mesures arbitraires aux postes frontières. Au niveau des droits socio-économiques et culturels, le Maroc demeure très mal classé, en référence aux rapports internationaux dans le domaine, aux indices du développement qui montrent clairement la dégradation de la situation de la majorité des citoyens et des citoyennes tant au niveau des carences en infrastructures de base comme l’eau potable, l’électricité, les routes et les établissements scolaires, qu’au niveau du chômage, des conditions précaires du travail, de la faiblesse des revenus et du pouvoir d’achat. Tous ces éléments et ces indices font que le Maroc est encore loin de réaliser les objectifs du millénaire pour le développement prévus pour 2015. L’Etat tente de justifier les carences sociaux économiques en alléguant des contraintes financières et la nécessité de maintenir les équilibres macro-économiques ; en fait les raisons résident essentiellement dans le détournement et le pillage de l’argent public sans que l’Etat n’intervienne pour arrêter l’anarchie au niveau de la gestion, et sans qu’il manifeste une vraie volonté pour combattre l’impunité qui continue à sévir. Le rapport de l’année 2004 a
Pour lire l’ensemble de l’article : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=18063
Voir aussi : http://amdh.org
jeudi 18 août
Moroccotimes.Com analyse la situation prévalant à l'UGTM
-------------------------------------------------------------------------------- Trade unions Istiqlal intervenes in UGTM crisis By Houda Filali-Ansary 8/11/2005 | 3:27 pm GMT The internal conflict opposing UGTM's rising stars to its old leader ended up forcing the Istiqlal party to step into the fight. Abbas El Fassi's party will manage the trade union until a new Secretary General is named in September. Abderrazak Afilal. Ph: Archives. The conflict within the General Union of Moroccan Workers (UGTM) had been brewing for years, between its old Secretary General, appointed in the 1960s by Allal El Fassi himself and his potential, younger successors. It finally broke out when, on Aug. 5, 70-year-old Abderrazak Afilal decided to expel four out of the 14 members of the trade union's elected executive committee, with the support of his allies, among them his wife and his son. The following day, the four expelled members, which included Afilal's potential successors, Mohamed Larbi Kabbaj and Hamid Chabat, hit back with another communiqué. Basing themselves on the trade union's statutes, they stripped him of his authority, declaring him incapable of managing the trade union. They added that UGTM could not be held responsible for his declarations since he no longer represented them. “[...] Abderrazak Afilal disobeyed all internal union regulations by trying to remove from the UGTM's executive committee members elected in the latest organisation congress in 1998. He attempted to replace them with people that had nothing to do with the supporters and the structure of the union body,” they explained in a communiqué issued following the meeting. They also accused Afilal of managing the trade union's funds “as if they were his own money.” “I challenge him to sue me over my declarations,” said Mohamed Larbi Kabbaj, who became the national UGTM coordinator and spokesperson following the decision. “That would be a nice opportunity [to reveal] abuses he has made in the management of the trade union,” explained Kabbaj to Morocco Times. Going beyond the mutual accusations of severing the links with grass root militants and thus causing the downfall of the trade union, one cannot help but notice that Abderrazak Afilal has already announced he was planning to retire at the next national UGTM congress, scheduled to take place in September this year. So why all this fuss in the first place? The war could have been triggered by what the executive committee - many of whom have been in the trade union for more than 30 years - saw as an attempt to transmit his post to his son, Rachid Afilal after controlling the trade union for more than 40 years. The fact that Afilal was originally named as the head of the trade union by the Istiqlal (IP) party and that he is both a member of its political bureau and one of its representatives at the House of Parliament, along with his wife, Hajja Mahjouba Zoubaïri, could only lead IP to intervene in the conflict. As the situation got worse, several meetings were held between the UGTM trade union and the heads of the Istiqlal party. However, instead of cooling tempers, the Istiqlal move seems to be leading it toward a potential scandal, especially as several clashes had already opposed Afilal to the Istiqlal leader, Allal El Fassi. In an interview with the Moroccan French language daily, Aujourd'hui le Maroc, Afilal accused Abbas El Fassi of “trying to control everything,” including the UGTM. He also accused him of deviating the party from the original policy imposed by his predecessor, Allal El Fassi and even of “getting money from Chabat…” Afilal's reference to Allal El Fassi was anything but a coincidence. The original Istiqlal leader was the one who enabled him to succeed to M'hammed Douiri, at the head of the UGTM trade union, two years after its creation. Created in 1962 by the Istiqlal party, the UGTM was originally established to compete with the Moroccan Workers' Union (UMT), headed by Mahjoub Benseddik, and which is now Morocco's main trade union. UGTM later became one of its main competitors, and now includes 4 seats at the Council of Advisers. However surprising this might seem, Afilal's long stay at the head of the UGTM and his resistance to the younger generation is anything but exceptional. Most Moroccan parties and syndicates kept the same leaders, either until their death, or until their competitors decided to create their own parties. The coming 2007 legislative elections could lead to similar shake ups in Morocco's more than 30 parties, but will they ever lead their internal distribution of power to become democratic? ----------------------------------
Source: http://www.moroccotimes.com/paper/article.asp?idr=2&id=8825
vendredi 12 août
Une très bonne analyse de l’Economiste à propos du syndicalisme au Maroc
C’est connu. Au Maroc, lorsqu’il s’agit de questions syndicales, le débat n’est jamais serein comme le rappelle la nouvelle polémique qui monte cet été au sein de l’UGTM. D’autres affaires similaires, au cours de ces dernières années, ont montré à quel point les enjeux pouvaient être violents. On se souvient des conditions de rupture entre la CDT et l’USFP il y a quelques années. On se rappelle aussi des conditions de tenue du Congrès du syndicat national de l’enseignement où les sièges étaient défendus à coups de couteau. On se remémore toujours le parfum de scandale autour des villas COS et des questions qui subsistent autour d’un responsable syndical “relevé de ses fonctions” dans des circonstances troubles.
Dans les arguments utilisés, on se doute bien qu’il y a de la mauvaise foi de part et d’autre. Mais ce qui dérange, au-delà, c’est que tout le monde se fiche de l’image que peut s’en faire la base électorale, c’est-à-dire les salariés, principaux mandataires dans cette affaire. Tant pis si la démocratie syndicale en prend un coup. Tous ces feuilletons ne sont pas pour améliorer la crédibilité du paysage syndical ni politique d’ailleurs. Si désastre il y a, les partis en assument en partie la responsabilité en raison des jeux dangereux qu’ils ont entretenu pendant des années.
Constatons comment en France les syndicats peuvent amorcer de véritables ruptures sur les questions sensibles de l’emploi (voir le plan de relance Villepin) ou encore devenir de véritable Think thanks (cf. notre entretien avec Michel Muller publié dans l’édition du 11 août) sur les sujets stratégiques de démocratie et de gouvernance.
Tout le challenge, c’est d’asseoir une crédibilité. Cette quête de crédibilité, il faudra notamment la chercher du côté des cadres, que les centrales n’arrivent à rallier que faiblement, par un renouvellement des structures et des idéologies.
Comment surtout passer d’un syndicalisme caduc de revendication-opposition, voire sauvage d’occupation d’usines, à un syndicalisme lucide qui anticipe les enjeux.
Mohamed BENABID
mercredi 10 août
Afilaleries
Afilal à l’Economiste : "Seul le Congrès est habilité à me limoger". la relève. Ce
"Un parti ne peut pas avoir un syndicat". "Abbas El Fassi doit respecter les principes de Allal El Fassi". "Il n'y a pas de politiciens ni de partis valables" (..)
(Le vieux) dit aujourd'hui préparer
mardi 09 août
Un nouveau blog en arabe : www.khadija1.canalblog.com
C'est un blog que je viens de découvrir. J'avais initié celle qui l'a lancé (ma belle soeur) au blogging et voilà qu'elle commence à s'y mettre. J'en suis ravi. Pour l'inciter à ne pas s'arrêter en si bon chemin, je lui fais de la pub.
Dernière nouvelle
ACH-CHARK AL-AWSAT Afilal porte plainte contre ceux qu'il appelle "les traîtres conspirateurs" de l'UGTM. () Abderrazzaq Afilal a déclaré à Ach-Charq Al-Awsat qu'en tant que secrétaire général de l'UGTM, il avait décidé de porter plainte contre ceux qu'il appelle "les traîtres conspirateurs" exclus récemment par le bureau exécutif élargi du syndicat, citant notamment Kabbaj qui, selon lui, veut mettre la main sur l'UGTM et son secrétariat de façon illégale. () Concernant les tentatives de réconciliation menées par l'Istiqlal, Afilal a déclaré que l'UGTM ne dépendait pas du parti () mais jouait le rôle d'une organisation qui en soutient la politique. () (Rabat, Ahmed Larqam)
lundi 08 août
Retour au blogging
Je n’ai plus blogué depuis un bail. Il y a au moins deux raisons qui peuvent justifier mon absence : des semi-vacances et beaucoup de syndicalisme.
Pourquoi des semi-vacances :
Ayant épuisé mes jours de congé, j’ai dû faire la navette entre Casa où j’ai continué à travaillé et Mohammedia où j’ai amené ma petite famille. A ce rythme, j’ai pu passer quand même quelques moments agréables en famille à la plage…
Du syndicalisme et je dirai même beaucoup de syndicalisme, pourquoi ?
Parce que je suis membre du bureau exécutif de l’UGTm et fais partie des 14 opposants qui affrontent un véritable dinosaure syndical : Abderrazak Afilal. Nous lui avons montré la porte, mais il ne veut toujours pas sortir. Alors, nous tentons de l’éjecter.
Voici quelques articles pour comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe, même s’il y a parfois des imprécisions.
UGTM : Le jeu de l’exclusion
la Centrale. Sauf
Ça bouttoujours à l’UGTM. Mercredi dernier, Afilal et les siens décident de virer Hamid Chabat et trois autres membres du bureau exécutif de la Centrale syndicale. Chabat fait de même et exclut Afilal. Sidérant !
Les choses dégénèrent à l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM). En l’espace de 24 heures, la guerre de tranchées est devenue une confrontation ouverte, par communiqués et exclusions interposés entre le clan Afilal et les amis de Chabat.
Abderrazzak Afilal, le secrétaire général et inamovible patron de l’UGTM, a convoqué, mercredi 27 juillet, une réunion où il a été décidé d’expulser par moins de quatre membres sur les 14 que compte encore cette instance de décision dont les travaux sont gelés depuis près de trois ans. Les personnes virées ne sont pas n’importe qui non plus. Il s’agit du maire PI de Fès Hamid Chabat, Mohamed Benjelloun Andaloussi, Mohamed Larbi Kabbaj et Titna Mohamed Alaoui. Ces derniers, pour rappel, sont à la tête de la fronde menée contre Abderrazzak Afilal accusé de mauvaise gestion financière et administrative, mais surtout de n’en faire qu’à sa tête en distribuant responsabilités et privilèges sans en référer aux instances de décision de la Centrale syndicale.
Hamid Chabat et ses amis réagissent, le lendemain jeudi 28 juillet, de manière pareille en émettant un communiqué où ils décident d’exclure Afilal. Selon ce communiqué, réplique à un autre communiqué d’Afilal, c’est Mohamed Larbi Kabbaj qui présidera aux destinées de l’UGTM en attendant le 6 août prochain. Cette décision est qualifiée de «légale» vu qu’elle émane du (vrai) bureau exécutif où 13 membres ont fait bloc derrière le maire de Fès. Cette instance compte actuellement 14 membres vu que trois ont changé, depuis, de syndicat. Virés par ou à cause d’Afilal, affirment des sources au sein de l’UGTM. C’est le samedi 6 août que devra se réunir le comité central de l’UGTM qui devra trancher quant au devenir de l’éternel patron de la Centrale syndicale proche du PI, à en croire le communiqué du «clan Chabat». En fait, en prenant la décision de virer ses quatre détracteurs, Afilal ne fait qu’anticiper les choses, vu que ces derniers préparaient une réunion du comité central pour la semaine prochaine. Réunion où le seul point à l’ordre du jour est justement de geler les activités de Abderrazzak Afilal, sinon de mettre fin, et pour de bon, à son long mandat à la tête de l’UGTM.
Réagissant, non sans humour, à son éviction, Hamid Chabat déclare à ALM que la chose «relève plutôt de la psychiatrie !». Afilal, pour le maire de Fès, estime en finir ainsi avec ses éventuels successeurs à la tête de l’UGTM, mais c’est « une décision tirée par les cheveux », ajoute-t-il.Pour Hamid Chabat, Afilal ne peut réunir une dizaine de personnes, dont sa femme et son fils, et décider ainsi de virer des responsables du syndicat. Une telle décision, même dans le cas d’un militant de base, revient selon les règlements de l’UGTM à un comité de discipline qui se réunit, auditionne le syndicaliste concerné avant d’établir un rapport à l’attention du comité central. Et c’est finalement à cette instance que revient de donner suite ou non à la demande de radiation de tel ou tel autre syndicaliste. Chabat et la majorité des membres du bureau exécutif, eux, tiennent toujours à clarifier les choses. Le rendez-vous du 6 août est maintenu, à moins d’un nouveau rebondissement. Ce jour-là, c’est le comité central qui sera amené à trancher quant à l’avenir de Abderrazzak Afilal même si, de l’aveu même de Chabat, il ne sera pas exigé du patron de l’UGTM de partir (l’article 17 du règlement de l’UGTM le prévoit à la majorité des 124 membres). « Nous sommes pour qu’il reste malgré son état de santé, mais qu’il laisse d’autres travailler comme le font MM. Amaoui et Benseddik », affirme Chabat qui ajoute que déjà la situation de la Centrale, sur l’échiquier syndical national, n’a rien de rassurant. Les rivaux d’Afilal lui reprochent le fait qu’aujourd’hui l’UGTM arrive en cinquième position derrière d’autres syndicats nationaux. Anecdote, entre autres, Titna Mohamed Alaoui vient d’être viré pour la sixième fois ! Lors des cinq autres «débarquements», il a toujours été «amnistié» par Afilal. Contacté à plusieurs reprises par ALM pour avoir sa version, M. Afilal semble avoir boudé le bouton «Ok» de son téléphone. La situation empire ainsi à l’UGTM. La semaine dernière, c’est Abbas El Fassi qui a été appelé à intervenir pour calmer le jeu au sein de
Les choses se compliquent également davantage quand on sait qu’un autre enjeu, plus grand encore, est pris en compte. Abbas El Fassi chercherait à modifier les statuts du parti de l’Istiqlal pour pouvoir briguer un troisième mandat. Abdelhamid Aouad, lui, entre en scène avec une campagne avant terme où il compte énormément sur l’apport de Abderrazzak Afilal. On prête, en plus, à ce dernier l’attention de «léguer» l’UGTM à son fils Rachid. Desseins qui butent toujours sur des écueils nommés Chabat et compagnie. Ces mêmes que M. Afilal taxe de personnes sans réelles assises au sein de l’UGTM, et moins au sein du PI.L’on en saura encore plus avec la réunion du comité central convoquée pour le 6 août prochain. A moins que la crise ne soit contournée, pour le moment, comme c’est arrivé à maintes reprises. Mais, à y voir de près dans les rebondissements du jeudi 28 juillet, cela relèverait du miracle.
Le 29-7-2005
http://www.aujourdhui.ma/nation-details38212.html
L’Istiqlal à couteaux tirés
Abbas El Fassi est appelé à calmer le jeu au sein de l’UGTM. Abderrazak Afilal est de plus en plus contesté. Aouad s’engage en campagne précoce pour le secrétariat général et Chabat fait tout pour lui barrer la route.
Les héritiers de Allal El Fassi s’entre-déchirent. Pour plusieurs Istiqlaliens, il s’agirait-là d’un euphémisme. Et de taille. Avec un Abbas El Fassi qui en veut à Aberrazzak Afilal, ce dernier qui lui renvoie les mêmes «amabilités», le puissant maire de Fès, Hamid Chabat, qui mène la fronde contre le patron de l’UGTM, mais aussi contre Abdelhamid Aouad, ce dernier encore qui se serait engagé, avant terme, dans une course au premier poste du parti, l’on n’est pas sorti de l’auberge… istiqlalienne! Tout d’abord, rien ne va plus à l’UGTM, la citadelle d’Afilal assiégée par les amis de Chabat. Ce dernier se trouve à la tête de 13 membres du bureau exécutif de la centrale syndicale (sur 17) à accuser Afilal de «mauvaise gestion» et de «marginalisation» des membres de cette instance pour prendre des décisions unilatérales. la première Chambre
Les détracteurs de l’homme fort de Aïn Sebaâ demandent à faire jouer la loi et les règlements. Et surtout la réunion du bureau exécutif de l’UGTM dont les membres ne se sont pas retrouvés ensemble depuis près de trois ans. Les amis d’Afilal, eux, rétorquent que les «mécontents» n’ont aucune assise au sein de l’UGTM. Allusion, claire, faite à Chabat, Mohamed Larbi Kabbaj, Titna Mohamed Alaoui, Mohamed Benjelloun Andaloussi et Rachid Boutayeb, entre autres. Afilal, à en croire ses proches, aurait d’ailleurs donné des signaux comme quoi il serait partant, mais il devra le faire «avec les honneurs», comme nous le précise un syndicaliste. Un départ précipité de ce dernier signifierait la fin de l’UGTM déjà mise à mal ces derniers temps dans le paysage syndical national. De toutes les manières, assure notre interlocuteur, aucune relève ne saurait se faire sans l’avis et l’implication d’Abderrazzak Afilal. Relève ? Un autre mot qui fâche puisque l’on prête à Afilal la volonté de mettre au-devant de la scène un autre Afilal comme successeur. Si ce dernier dit s’interdire une telle initiative, plusieurs sources istiqlaliennes affirment le contraire puisque Rachid Afilal est poussé, du moins implicitement, à plus de visibilité. C’est ce fait d’ailleurs qui sera, entre autres, derrière les incidents qui ont émaillé la dernière réunion de la Jeunesse travailliste marocaine (JTM), autre instance de l’UGTM. Pour contourner cette nouvelle crise, qui s’ajoute aux déboires d’Afilal avec la justice, une réunion marathon a été tenue mardi à Rabat. Impliquant plus d’une cinquantaine de secrétaires provinciaux ou régionaux, secrétaires de syndicats affiliés et de fédérations de l’UGTM, le but était de rechercher une issue à la guerre qui s’est déclarée entre les frères ennemis. L’on apprend d’ailleurs qu’une lettre a été envoyée, à l’issue de cette réunion, à Abbas El Fassi. Ce dernier, qui devait en accuser de réception hier mercredi, y est appelé à intervenir pour clarifier les choses et mettre un terme aux guéguerres entre Istiqlaliens. Le S.G du PI, selon les termes de la lettre, devait fixer une date pour recevoir les signataires de cette lettre et surtout pour tirer la situation au clair.
Quand on sait que Abbas El Fassi a également proféré des critiques contre Afilal et que ce dernier, en cercle restreint, accuse le premier de « s’être écarté de la voie tracée par Allal El Fassi», on imagine un peu l’issue de cette grosse bagarre. D’autant plus, pour beaucoup d’Istiqlaliens, que Abbas El Fassi a fait de Chabat son «chouchou». «Chouchou» qui mobiliserait les siens (Fès, Meknès et régions) contre Afilal, mais aussi contre Abdelhamid Aouad.
C’est à l’actuel chef du groupe parlementaire PI qu’on prête de solides prétentions pour le poste de secrétaire général. En attesteraient les multiples sorties médiatiques, mais surtout la recherche de « renforts» auprès d’Afilal. C’est ce qui expliquerait sa présence au congrès de la JTM et le discours prononcé au nom du comité exécutif du PI sans avoir été mandaté pour le faire. Auparavant, le même Aouad a pris l’initiative d’assister au congrès de la femme istiqlalienne. Ces démarches, selon nos sources, ont été critiquées de manière virulente lors de la dernière réunion du comité exécutif.
Aouad patron de l’Istiqlal ? Une grande partie des Istiqlaliens sont sceptiques. L’homme manquerait de charisme et se serait fait de solides ennemis à Al Hoceïma et Taza, mais aussi dans son fief (Salé, Rabat et Khémisset). Lors d’une réunion de la Chabiba du parti, les jeunes lui auraient même signifié qu’il était «persona non grata». Et pour cause : Aouad aurait barré la route à plusieurs jeunes cadres du parti lors des candidatures pour les dernières élections législatives. A ce jour, ils n’ont ni oublié, encore moins pardonné. «Impardonnable» aussi est le qualificatif qui revient à propos de la candidature de Abdelhamid Aouad au perchoir de
Le 21-7-2005
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details37905.html
Manœuvre : L'UGTM dans la tourmente
Abderrazak Afilal ne sait plus à quel saint se vouer. Plusieurs membres du bureau exécutif de la centrale istiqlalienne dont Mohamed Laârbi Kebbaj, Mohamed Andaloussi la centrale. Aouad
http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=4718
UGTM : Mohamed Kabbaj |
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Le Comité central de l¹Union général des travailleurs du Maroc (UGTM), réuni samedi à Rabat, en présence de la majorité de ses membres, après avoir suivi les exposés des membres de bureau exécutif concernant la situation du syndicat, soit avec les Universités, les syndicats nationaux ou les unions régionales, ou encore les différentes composantes de l¹Union, a démontré concrètement le besoin absolu à l¹acte engagé, qu¹a conduit le groupe au sein du bureau exécutif à prendre l¹initiative en vue de remettre les choses à leur place organisationnelle et redonner la crédibilité aux instances de l¹UGTM. Selon un communiqué de cette instance, les militants de la centrale syndicale ont passé en revue les conditions de gestion de l¹Union. |
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=48001
Guerre des tranchées à l'UGTM
29.07.2005 | 15h12
Abderrazzak Afilal éjecte les mêmes membres qui l'ont destitué
Aberrazzak Afilal sera-t-il débarqué de l'UGTM ? C'est en tous les cas ce que laisse entendre un communiqué émanant de membres du bureaux exécutif de la centrale syndicale. Un contre communiqué est, cette fois-ci, signé Abderrazzak Afilal et qui fait par d'une décision du même bureau exécutif d'exclure quatre de ses membres, en l'occurrence Hamid Chabat, Mohamed Titna Alaoui, Mohamed Benjelloun Andaloussi et Mohamed Larbi Kabbaj. Ce dernier a, dans le même temps, été nommé par les siens coordinateur national et porte-parole officiel en attendant la tenue du comité central de l'UGTM. la main. Mais la contre-offensive. Rien
La crise de la centrale syndicale, affiliée au parti de l'Istiqlal, a ainsi atteint son paroxysme. Abderrazzak Afilal contre tous. Il mène une offensive médiatique contre Abbas El Fassi, fustige ses détracteurs accusés de traîtres. Le secrétaire général de l'Istiqlal répond par des accusations du même acabit.
L'intervention du patron de l'Istiqlal dans les affaires de l'UGTM est saluée par Hamid Chabat et ses amis. Elle décriée par celui qui trône depuis plus de 44 ans à la tête de la centrale syndical. Près d'un demi siècle où il a été seul maître à bord.
Abderrazzak Afilal est, d'ailleurs, accusé de vouloir faire de l'UGTM "une affaire familiale". Son fils, Rachid Afilal serait ainsi poussé à des postes de premières lignes. L'accusation de date pas d'aujourd'hui. Il y a plus d'une année et demi, Abderrazzak afilal démentait sur nos propres colonnes de telles accusations.
La course au poste de l'UGTM est pour ainsi dire ouverte. Abderrazzak Afilal aurait manifesté son désir de se retirer. "Si ça ne tenait qu'à moi, je serais déjà parti.
J'ai d'ailleurs demandé, lors du dernier congrès de l'Istiqlal, à passer
Mais avant cela, l'UGTM, à travers ses fédérations et représentations sectorielles, devra valider ma demande de démission en mars prochain ". Cette réponse a été donnée par Abderrazzak Afilal lors d'une interview avec le magazine Tel Quel dans son numéro 156-157.
Visiblement, les collègues d'Afilal manquent de patience et veulent le voir partir dans l'immédiat. Celui-ci s'en défend et mène
La maison de l'Istiqlal est ainsi menacée par le feu. Les ambitions de certains cadres du parti, affichées clairement, pour les premiers postes ne sont pas pour éviter l'embrasement.
Khadija Ridouane | LE MATIN
http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=50642
Guerre de succession à l’UGTM
Obligé d’intervenir, l’Istiqlal ajourne la tenue du Conseil national qui risquait de faire imploser le syndicat.
Sur 21 membres du bureau exécutif de l’UGTM, 14 mènent la fronde contre Abderrazak Afilal.
Mauvaise gestion, absence de démocratie interne : le président est sur la sellette.
Il y a comme qui dirait une ambiance de fin de règne à l’UGTM. Abderrazak Afilal, le secrétaire général de la centrale syndicale proche du parti de l’Istiqlal, chahuté depuis plusieurs mois déjà par la majorité des membres du bureau exécutif, a appelé, début juillet, à la tenue du Conseil national de l’UGTM pour le samedi 16 juillet, à Casablanca. Pris au dépourvu, les 14 membres du bureau exécutif - sur un total de 21, soit la majorité -, qui s’opposent à Abderrazak Afilal, ont également battu le rappel de leurs troupes. Chaque groupe voulait faire la démonstration de ses forces et, à la veille du 16 juillet, tous les éléments pour un affrontement étaient rassemblés. Il faut dire que les heurts qui s’étaient produits le samedi d’avant (8 juillet), entre pro et anti-Afilal, lors de la réunion des instances de la jeunesse ouvrière, avaient considérablement aggravé la tension et fait voler en éclats l’apparente cordialité qui régnait au sein du syndicat. Ces heurts risquaient de se reproduire, cette fois-ci, à grande échelle. En dernière minute, c’est le parti qui a dû siffler la fin des hostilités en ajournant sine die la réunion programmée du Conseil national.
En trois ans, l’UGTM a perdu du terrain
C’est donc l’Istiqlal, obligé de jouer l’arbitre pour éviter une catastrophe, qui hérite du conflit. Le parti avait-il le choix ? Certainement, mais il lui était difficile de refuser. Il ne peut plus feindre de ne pas voir ce qui se passe dans la plus grande organisation qui lui est «affiliée». D’ailleurs, il y a un mois environ, les 14 contestataires, avec à leur tête Mohamed Titna Alaoui, Mohamed Larbi Kebbaj et Mohamed Benjelloun Andaloussi, ont adressé une lettre au comité exécutif du parti pour lui demander d’intervenir auprès de Abderrazak Afilal afin qu’il réunisse les instances du syndicat. Selon des sources proches de la direction de l’Istiqlal, c’est suite à des pressions exercées par le comité exécutif qu’Afilal a décidé de réunir le conseil national... à ses conditions, bien sûr. la deuxième Chambre
«Nous avons contacté la direction du parti parce que nous sommes tous des istiqlaliens et que nous voulons éviter la scission au sein du syndicat», explique Mohamed Larbi Kebbaj, membre du bureau exécutif de l’UGTM. «Nous n’avons rien contre la personne d’Afilal. C’est quelqu’un qui a beaucoup donné au syndicat. Ce n’est pas un conflit de personnes mais de gestion. Depuis trois ans, nous avons constaté que l’UGTM a perdu beaucoup de terrain, notamment lors des élections législatives à
Si les précautions d’usage sont prises, dans la pure tradition istiqlalienne, le réquisitoire est néanmoins implacable. Nombre d’observateurs pensent que ces manœuvres augurent d’une guerre de succession qui ne révèle pas encore son vrai visage et qui ne tardera pas à éclabousser le parti à son tour. M. Titna Alaoui se veut rassurant à cet égard : «Nous ne sommes pas intéressés par le départ de M. Afilal. Si nous demandons la tenue du congrès, c’est parce que le délai est dépassé depuis plusieurs mois. Le congrès aurait dû être tenu en novembre 2004.» Cependant, qui dit congrès dit succession, et c’est là que toutes les voies convergent...
Selon ses proches, Afilal serait partant
D’après une source proche de Abderrazak Afilal, ce dernier est désireux de quitter la centrale syndicale aux destinées de laquelle il préside depuis le début des années soixante. Qu’est-ce qui pose problème alors ? «Afilal ne quittera l’UGTM qu’après avoir verrouillé toutes les instances du syndicat et, ainsi, il aura toujours la haute main sur la gestion même après son départ. D’ailleurs, cela a été déjà fait pour les présidents des fédérations et les secrétaires provinciaux», souligne un de ses amis. A cette analyse répond celle de Mohamed Larbi Kebbaj, pour lequel l’objectif du groupe des contestataires n’est pas le renversement du secrétaire général actuel. «Nous agissons avec beaucoup de retenue. Si nous avions voulu la tête d’Afilal, nous l’aurions obtenue en ayant recours à l’article 17 du statut interne du syndicat», précise-t-il. Encore une fois, entre istiqlaliens, ce sont les bonnes manières qui prévalent... même quand les épées ont été sorties de leurs fourreaux.
De son côté, Abderrazak Afilal affiche une sérénité à toute épreuve. Pour lui, le congrès devrait se tenir dès la prochaine rentrée politique «avec les vrais militants du syndicat», assène-t-il. Ceux-là mêmes que M. Kebbaj accuse d’être des «parachutés sans base syndicale ni légitimité historique». Si, jusque-là, les dérapages des uns et des autres sont contrôlés, les choses devraient vite évoluer, surtout vers le début de septembre qui signe la rentrée politique. Selon un proche de M. Afilal, celui-ci n’est pas affaibli par l’affaire Lâafoura-Slimani, même si certains le pensent. «Afilal est doublement visé, par l’USFP et par certains milieux de l’Istiqlal. Abbas El Fassi ne fait malheureusement rien pour le soutenir, même s’il sait que c’est le parti qu’on veut décrédibiliser à travers Afilal», s’indigne un membre du comité exécutif de l’Istiqlal. La bataille autour de l’UGTM a des allures de règlement de comptes avec, en filigrane, la succession de Abbas Al Fassi à la tête de l’Istiqlal. Chaque clan fourbit ses armes et consolide ses appuis avant la date fatidique du congrès du parti, en 2007... «Si jamais ça dégénère, les caciques du parti ne joueront plus aux Casques bleus, ils mettront la main à la pâte et imposeront leurs hommes au syndicat et au parti», résume un connaisseur des arcanes du parti... En attendant, une question reste posée : que va faire Abderrazak Afilal ? S’étant engagé dans un premier temps à répondre à nos nombreuses questions, il s’y est refusé par la suite .
La bataille autour du poste de Abderrezak Afilal, à la tête de l’UGTM, préfigure-t-elle une autre bataille pour la succession au sein du parti de l’Istiqlal ?
Karim Douichi
Publié le : 22/07/2005
http://www.lavieeco.com/Politique/desuccessionlUGTM
Abderazak Afilal, 74 ans : Une exception marocaine
Si quelqu’un menace de battre, un jour, le record de longévité de Mahjoub Benseddik, c’est bien lui. Abderrazak Afilal El-Alami Idrissi est à la tête de l’UGTM, syndicat proche de l’Istiqlal, depuis 1960. Soit un règne de 44 ans, toujours en cours. Il incarne corps et âme ce syndicat, initialement monté pour contre-carrer la suprématie de l’UMT. Afilal, à la différence des autres, a été très longtemps étroitement lié à la gestion des affaires locales, notamment dans sa commune de Aïn Sebaâ-Hay Mohammedi, l’une des plus riches à travers tout le royaume. Et il n’a toujours pas abdiqué. À soixante-dix ans passés, Afilal a été de nouveau porté au Parlement aux dernières élections, et même au CCDH pour se pencher sur les grands chantiers des droits de l’homme. Mieux, Afilal peut s’appuyer depuis les législatives de 2002 sur sa femme Mahjouba Zoubaïri, elle aussi députée istiqlalienne, pour l’accompagner jusqu’à l’enceinte parlementaire. Exceptionnel. |
http://www.telquel-online.com/125/sujet2.shtml
L'UGTM au bord de l'éclatement : Les jours difficiles de Abderazzak Afilal | ||||||||||
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http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=50923
Abderrazak Afilal, le “ton” des adieux! H.B |
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Faible, influençable, mou… Abderrazak Afilal ne trouve pas de mots assez durs pour “vomir“ Abbas Fassi. L’inamovible patron de l’UGTM, la centrale syndicale du PI, ne mâche pas ses mots pour descendre le patron du parti nationaliste. Jamais de mémoire des militants du PI une telle animosité n’a éclaté publiquement et aussi hargneusement. Mariant sarcasme et petites révélations, Abderrazak Afilal en a dit des vertes et des pas mûres du secrétaire général du parti dont il est lui-même membre du comité exécutif. Tout a commencé avec le report du conseil national de l’UGTM, “de peur que des évènements dramatiques n’aient lieu”. Une décision qu’Afilal en personne reconnaît avoir prise sur suggestion du S.G du parti. “Cependant -martèle Afilal- Abbas Fassi n’est pas capable de prendre une quelconque position”. Le syndicaliste pousse la provocation à son paroxysme. “Egoïste, il est clair que le Secrétaire Général n’a pas l’étoffe des grands leaders de l’Istiqlal. A savoir Allal Fassi et Mhamed Boucetta”. Une accusation, en guise de question : “pourquoi persiste-t-il et signe ? Le ferait-il pour ruiner le parti ? Ou par inconscience coupable ?”. Quoi qu’il en soit, le combat est le même. Et c’est “vainement”, déclare le trublion syndicaliste sentencieusement, qu’on tentera de le redresser ». Celui qui a boycotté, depuis belle lurette, les réunions des instances dirigeantes, reproche également et surtout à ses compagnons d’armes d’être passés de l’autre côté : celui du gouvernement. Et ce, aux dépens de la classe ouvrière. Dernier “manquement” aux principes du parti d’inspiration islamiste (sic), le vote en faveur de l’amnistie fiscale. D’autant plus que c’est le PJD qui avait, le cas échéant, raison. Ce jour-là, Afilal s’est abstenu. Pris entre deux feux, il choisit l’abstention. Impardonnable, donc. Au même titre que l’ingérence de “sa bête noire” du moment. “Abbas Fassi, accuse-t-il, est devenu partie prenante” dans le conflit qui l’oppose à ses frères ennemis de l’UGTM, Hamid Chabat en tête. Le maire de Fès, ennemi juré d’Afilal, s’est aussi taillé un “costard“. De simple cycliste, il est devenu un vrai milliardaire, tonne Afilal. Et d’appeler les “responsables à enquêter sur l’origine de ses richesses amassées en un temps record“ ! la Jeunesse Istiqlalienne la fin. Le Tocsin
A couteaux tirés
Hamid Chabat, lui, ne s’est pas fait prier pour rendre la pareille à son ennemi intime. “Une réunion s’est tenue, déclare-t-il à Al Ahdath pour démettre Afilal de ses fonctions à la tête de l’UGTM”. Trop, c’est trop ! vocifère celui qui tient tête publiquement au mastodonte de la centrale ismaïlienne. Ainsi donc, les membres du comité central et les chefs des sections régionales sont partis pour renvoyer paître un zaïm qui n’a fait que trop durer à la tête de l’UGTM. Même son de cloche chez Abdellah Bekkali, le secrétaire général de
Pari
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est bel et bien Abderrazak Afilal qui révèle l’enjeu. En d’autres termes : le pourquoi du comment de cette guerre larvée est à chercher dans les roulements de tambour provoqués par Hamid Chabat en vue d’influencer le choix du prochain secrétaire général. Deux noms reviennent dans la bouche d’Afilal : “Il est presque acquis qu’Abdelhamid Aouad et M’hamed Khalifa sont les candidats futurs au poste du S. G”. Première déduction d’un Afilal à l’affût : “Hamid Chabat roule les tambours à cette fin”. La deuxième conclusion, elle est davantage un clin d’œil qu’une conjecture : “il faut garder en mémoire (sic) que l’un et l’autre ont été des dirigeants et des cadres de l’UGTM. Aouad a même été membre du bureau exécutif de l’UGTM”. A quoi cela rime-t-il de le rappeler? “Dans un cas comme dans l’autre, Afilal donne Fassi perdant !“. La sortie fracassante d’Afilal en rappelle, en fait, une autre : celle de M’hamed Khalifa, lui-même. Tribun sans pair, “la gorge chaude” du groupe istiqlalien et ancien ministre de l’Artisanat a été le premier des ténors du parti à ouvrir le bal “acrimogène” contre Fassi. (Voir LGM : Khalifa descend en flammes Fassi). Depuis lors, M’hamed Khalifa s’est rangé sans trop de séquelles, apparemment. Cette opportunité, il y a fort à parier que le premier syndicaliste de l’UGTM n’en profitera pas. Car il a commis l’irréparable pour le parti de Si Allal. En se ruant dans les brancards, il a même omis le sens de la sagesse : “le secrétaire général actuel n’a de souci que de courtiser le Roi”, accuse-t-il. Et d’ajouter : “nous refusons d’être le parti du Roi”. La colère est, on ne le sait que trop, mauvaise conseillère. Entre Fassi et Afilal, c’est un peu la fable du “Renard et du Bouc” : en toute chose, il faut considérer
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=7102&n=431&r=2&sr=951
Abderrazak Afilal, "détrôné" de l’UGTM Gazette du Maroc |
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Point de non-retour. Le bureau exécutif met fin à la carrière d’Abderrazak Afilal en tant que S.G de l’UGTM. Dans un communiqué rendu public, le week-end dernier, la majorité des frères ennemis d’Afilal au sein de la direction de la centrale syndicale de l’Istiqlal a décidé "d’exclure Afilal de ses rangs". L’inamovible syndicaliste en chef, lui, n’est pas resté les bras croisés. Il rend la pareille, en décidant d’envoyer balader ceux qu’il traite d’intrus ! La guerre des communiqués n’est en fait que l’épilogue d’une guerre sans merci qui oppose les deux parties. Tout y est permis, d’ailleurs.
Dans la foulée, Afilal a même pris à parti la personne du S.G du PI, Abbas Fassi. (Lire carnets Politiques)
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=7114&n=431&r=2&sr=69
وداعا أفيلال :الأغلبية تتمسك بمطلب الإصلاح والتحديث ( 8/5/2005 ) |
مصير الاتحاد العام للشغالين مرهون باجتماع اللجنة المركزية يوم السبت |
http://www.bayanealyaoume.ma/Detail.asp?article_id=53423
هل هي بداية النهاية لزعامة عبد الرزاق أفيلال؟ ( 7/29/2005 ) |
أ غلبية المكتب التنفيذي تقود انقلابا ضد زعيم الاتحاد العام للشغالين بالمغرب |