mardi 06 septembre
Intéressant édito
Syndicalisme
Afilal et ses amis n'ont pas de chance. A l'UMT,
l'éternel Benseddik et ses amis se sont tirés de la vilaine affaire du COS-ONE.
La maladie du n° 2 du syndicat a été exploitée: "C'est pas nous, c'est lui
et vous ne pouvez rien lui faire dire, puisqu'il ne se souvient de rien". L'affaire
du COS-ONE? C'était ces belles villas casablancaises, présentées comme des
"logements sociaux" (sic!), construites par des filiales de filiales,
contrôlées par l'UMT: du clientélisme pur et dur. Le grain de sable? On s'est
un peu trompé dans les comptes de ces villas, pas spécialement destinées à la
classe ouvrière… Le clientélisme est assez puissant pour que nul n'ait à
répondre de rien dans ce scandale.
A l'UGTM, il n'y a pas de numéro deux ou trois à qui faire porter le chapeau. Et
l'une des dernières images du patron sera celle d'un homme, entouré de
"gros bras" comme s'il était le boss d'une mafia de cinéma et se
rendant dans un siège délabré. C'est presque trop dans la décadence, comme si
un scénariste fou avait ajouté cliché sur cliché pour être sûr que les moins
attentifs comprendront l'histoire.
Celui qui lui fait la guerre, Chabat le maire de Fès, a pour lui d'être un élu,
en tout cas d'une manière plus sûre que celle d'Afilal. Pourtant, autour du
maire flotte une odeur de soufre… On a les amis qu'on peut, les ennemis aussi.
Et tout cela se passe dans le plus vieux des partis politiques marocains! Allal
El Fassi doit se retourner dans sa tombe!
Dans tout cela, nous sommes à cent lieues du syndicalisme dont le rôle est de défendre
les travailleurs, d'améliorer leurs salaires certes, mais aussi leurs
conditions de travail, le respect qui leur est dû…
Syndicalisme, au Maroc, veut dire clan, clientélisme, abus de biens et de
pouvoir… Espérons que la crise soit si ridicule, que le syndicalisme tombé si
bas, ne pourra plus que monter très haut pour revivre.
Nadia SALAH
Un article d’Aujourd’hui Le Maroc :
GTM : Chabat perd la bataille (Mon commentaire : je n’en suis pas aussi sûr !)
la situation. Abbas El
Les deux parties en conflit autour du leadership de l’UGTM ont décidé de se
plier à la décision de Abbas El Fassi, patron du PI. Une commission est mise en
place pour essayer de trouver une issue. Les détracteurs d’Afilal, eux, sont
mécontents de Jettou et le disent.
Vers une solution pour le conflit autour du leadership de l’UGTM. C’est ce que
laissent prévoir les derniers développements et notamment l’intervention,
directe, de Abbas El Fassi. Avant que les membres du Bureau exécutif ne passent
à l’acte et investissent le siège général de l’UGTM à Casablanca (qui aurait pu
déboucher sur une boucherie promise par Afilal), le secrétaire général du Parti
de l’Istiqlal est intervenu pour calmer (momentanément)
Toutefois, cela n’a pas empêché les membres du Bureau exécutif et des
syndicalistes à prendre d’assaut le siège de l’UGTM au port de Casablanca. «C’était
pour nous une manière de dire à Afilal que nous étions capables de déloger du
siège général, mais nous nous sommes retenus par respect à l’intervention de
Abbas El Fassi», affirme Larbi Kabbaj.
Pour Mohamed Zainabi ,
autre membre du Bureau exécutif, il est attendu de Abbas El Fassi qu’il fasse
jouer tous les moyens et prérogatives qui sont les siens pour «se pencher
d’urgence sur une solution d’urgence» qui ne peut être qu’en faveur du
«sauvetage de notre syndicat».
Chez Afilal, également contacté par ALM, c’est presque un même son de
cloche. «Il m’a écrit une lettre pour tout arrêter et j’ai répondu
favorablement en ajournant toutes mes réunions», affirme Afilal. Sauf que,
estime-t-il, « Abbas El Fassi est pour les réformes alors qu’ils (les membres
du Bureau exécutif, NDLR) sont contre». Afilal accuse Chabat et le reste du
Bureau exécutif de vouloir mettre la main sur le Parti de l’Istiqlal quitte à
utiliser tous les moyens, mais des « limites ont été franchies », ajoute-t-il.
Afilal accuse en effet Hamid Chabat d’avoir empli deux autocars de «voyous » à
Fès et autant dans les carrières de Aïn Sebaâ pour s’emparer du siège du port. Afilal
déclare d’ailleurs qu’une plainte a été déposée (avec noms, preuves confondant
les «casseurs») devant la justice pour les dommages qu’aurait subis ledit
siège. Selon Afilal, il y eut notamment «vol» d’un téléviseur et d’un
ordinateur, entre autres actes prêtés aux assaillants. Cette plainte,
affirme-t-il, est accompagnée d’une lettre de la direction de l’ODEP.
Afilal, pour résumer, déclare que le Parti de l’Istiqlal et sa hiérarchie, en
décidant d’intervenir, ont compris les « vrais desseins de Chabat et ses amis
».
Abderrazak Afilal devra rencontrer aujourd’hui une délégation de l’Istiqlal
composée de Abdelhak Tazi, Abdelhamid Aouad et M’hamed Khalifa. Des
réunions sont également prévues, au cours de cette semaine, avec les membres du
Bureau exécutif qui sont désormais au nombre de 17 après le «ralliement» de
Lahcen Hansali (énergie et mines, secrétaire régional de Rabat) et de Lahcen
Bouzid (S.G du syndicat des ports).
L’autre volet de la polémique est suscité par le Premier ministre qui a reçu
samedi dernier Abderrazak Afilal dans le cadre de ses rencontres avec les
leaders des principales centrales syndicales du Royaume. Pour Afilal, c’est du
pain béni. Pour le Bureau exécutif, qui a envoyé hier lundi une lettre teinte
de beaucoup de colère à Jettou, le Premier ministre se devait de rester neutre
ou alors respecter la décision de cette instance ayant suspendu puis exclu
Afilal.
«Nous vous exprimons nos vives protestations suite à cette hâtive initiative
que nous n’imaginons pas être celle reflétant la position du gouvernement »,
lit-on dans cette lettre portant la signature de Mohamed Larbi
Kabbaj.
Le 28 août dernier, le Bureau exécutif décidait de nouveau d’expulser
Abderrazak Afilal et de lui ôter toute qualité de parler au nom de l’UGTM ou de
prendre des décisions en son nom. La même instance annonçait, pour dimanche 4
septembre, la tenue d’un conseil général de l’UGTM au siège général du syndicat
pour rendre définitive cette décision.
Le même jour, Afilal programmait une rencontre au sein des mêmes locaux.
Voulant se mettre à l’abri de toute surprise d’assaut, Afilal avait mobilisé
une véritable armée de sympathisants (de dangereux repris de justice, affirment
ses détracteurs) pour défendre son antre. Gourdins, pitt-bulls et surveillance
24/24 heures étaient dela
partie.
L’affrontement attendu n’aura pas lieu finalement.
L’intervention de Abbas El Fassi a été décisive. Jusqu’à quand et pour quelle
issue ? On en saura plus dans les jours à venir.
Le 6-9-2005
Par : Mohamed Boudarham
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details39248.html
jeudi 01 septembre
Mea culpa
Franchement, je ne sais pas comment s’est glissé dans mon blog un commentaire foncièrement diffamatoire à l’encontre de Ali Sbai dont j’évoquais l’amour du désert dans l’un de mes posts datant du 28 mars. L’auteur de ces propos déplacés parce que injustifiés, est un certain mahmoudi. Il n’a pas communiqué son site ni donné aucune indication sur sa personne. Tirant la leçon de ce qui a précédé, je prie toute personne voulant éditer un commentaire d’observer les règles déontologiques qui s’appliquent en matière d’écriture et de nous épargner des malentendus inutiles. Que monsieur Ali Sbai trouve ici l’expression de toutes mes excuses.