vendredi 29 juillet
Communiqué du Bureau Exécutif de l’UGTM
En présence de la majorité de ses membres, le Bureau Exécutif de l’UGTM s’est réuni le 23 juillet 2005 à Rabat. Cette réunion a été consacrée à l’examen de la situation qui prévaut actuellement au sein de l’Union et des agissements irresponsables du dénommé Abderrazak Afilal.
Après un débat, long et fructueux, qui a permis de passer en revue les inadmissibles divagations de ce dernier, sa politique privilégiant la fuite en avant et ses positions unilatérales à la fois irréfléchies et versant dans un égoïsme maladif; le constat suivant a été établi :
1- Le dénommé Abderrazak Afilal fait fi de toutes les dispositions réglementaires en tentant de vider le Bureau exécutif de l’UGTM de ses membres qui ont été élus lors du dernier congrès de l’organisation tenu en 1998 et de les remplacer par des personnes étrangères au militantisme et à la structure même de la Centrale.
Ces personnes ne sont que des mercenaires utilisés comme de simples coursiers par un secrétaire général qui se fonde de tous les pouvoirs d’une manière irrationnelle et en total inobservation notamment de l’article 10 du statut de l’UGTM.
2- Il enfreint sciemment l’ensemble des dispositions statutaires en remplaçant, par ses affidés, des responsables sectoriels selon ses humeurs et sa volonté. Ces ingérences illégales ont mis à mal de nombreux syndicats sectoriels et les ont coupés de leur base. Les résultats électoraux ont sanctionné cette manière de faire.
3- Le dénommé Abderrazak Afilal s’est approprié -comme s’il s’agissait de son propre argent- les fonds des cotisations des affiliés, la subvention annuelle de l’Etat, les dons récoltés auprès de certaines organisations régionales et internationales. De surcroît, il a érigé la mendicité en système pour renflouer le trésor de la Centrale, en privant la commission nationale d’audit que prévoit l’article 63 du statut de l’UGTM de tout droit de regard. Cette commission n’a jamais pu accomplir sa mission puisque le secrétaire général s’est donné le droit d’être l’unique ordonnateur et signataire en matière de dépenses de la Centrale, contrairement aux dispositions stipulées par l’article 62 du statut.
4- Il a versé dans la mythomanie et dans le mensonge dans ses communications tant en ce qui concerne son parcours personnel qu’en ce qui concerne ses prises de positions.
5- Il a privilégié la prolixité du délire à la retenue et au bon sens dans les réunions qu’il préside et dans les déclarations qu’il donne à la presse.
Eu égard à ce qui a précédé et dans le but de :
- Prémunir notre organisation syndicale contre ces agissements déments;
- Appliquer l’article 17 du statut de l’UGTM qui prévoit dans le cas de la démission du secrétaire général ou dans le cas de son incapacité à remplir ses fonctions de désigner un secrétaire général par intérim parmi les membres du Bureau exécutif de l’Union en attendant la tenue d’un congrès extraordinaire;
- Prendre en compte l’inaptitude physique, mentale, psychologique et comportementale du secrétaire général actuel qui est devenu incapable de remplir ses devoirs;
Le Bureau Exécutif de l’UGTM a décidé d’annoncer aux hautes autorités gouvernementales ainsi qu’aux autorités régionales et locales les décisions suivantes :
- La suspension du dénommé Abderrazak Afilal de toutes les fonctions qu’il tenait au sein de l’UGTM. De ce fait, le Bureau Exécutif dégage sa responsabilité de tout acte que le concerné pourrait entreprendre et de tout écrit ou parole qu’il pourrait émettre au nom de l’UGTM puisqu’il ne la représente plus.
- La désignation de Mohamed Larbi Kabbaj pour assurer le rôle de coordinateur national et de porte-parole officiel de l’UGTM en attendant la tenue du Comité Central de l’Union pour prendre les décisions qui s’imposent.
- Le Bureau exécutif de l’UGTM exhorte l’ensemble des structures de l’Union à davantage d’éveil pour franchir cette étape qui s’imposait depuis longtemps et qui devient réalité aujourd’hui pour mettre fin au cauchemar.
- Le Bureau Exécutif de l’UGTM siège, provisoirement, à Rabat au numéro 8, Rue Birmania - Marasa.
jeudi 24 février
Remake
A la demande de quelques jeunes amis, étudiants universitaires, je mets en ligne un article que j'ai déjà publié sur les colonnes de l'hebdomadaire "Le Reporter".
A travers des visions, des prêches et des discours politiques
Des adeptes d'Abdesslam Yassine intensifient les prophéties

Sursaut : «Al Adl Wa Al Ihssane» ressort de sa réserve. Dans un méli-mélo politico-religieux, le mouvement tente de se refaire une santé. Certains de ses adeptes, prophétisent même l'imminence de sa victoire sur le pouvoir en place.
Répondant, avec grande discipline, à l'appel de leur organisation; les adeptes du mouvement «Al Adl Wa Al Ihssane» (Justice et bienfaisance) ont été nombreux à participer à la marche organisée le dimanche 28 novembre à Rabat, -en principe- en solidarité avec les peuples palestinien et irakien. C'est le «Groupe d'action de soutien à l'Irak et la Palestine» (GASIP) qui a pris l'initiative d'appeler à cette marche et c'est le mouvement de cheikh Yassine qui en a le plus profité pour exhiber ses «muscles» (voir le n°315 du Reporter ayant titré à la une : Une marche pour Al Adl Wa Al Ihsane?». Pour immortaliser sa victoire dans la marche de Rabat, le mouvement de cheikh Yassine revient à
Exclusivisme
Le reportage d'«Al Adl Wa Al Ihssane» qui dure 30 minutes, est un produit réussi de marketing. Son objectif: bien vendre
Déclarations :
Fathallah Arsalane, porte-parole de la Jamaà :
«Cette marche est un message destiné notamment aux gouvernants démissionnaires… Elle confirme qu'il y a encore de la vie dans la Oumma…».
Nadia Yassine, du département des femmes de la Jamaà (fille du cheikh) :
«La Jamaà est la conscience du peuple marocain…»
Omar Amkassou, membre du secrétariat général du cercle politique de la Jamaà
«Nous avons décidé que notre marche soit imposante pour prouver la crédibilité de notre mouvement…». Dans le reportage, cette déclaration a été suivie par la répétition en chœur par de nombreux manifestants de ce slogan: «Alaik lamane alaik lamane, la houkouma la barlamane!» (Sois en sûr, il n'y a ni gouvernement ni parlement!»
Abdelkrim El Alami, membre du Conseil d'Al irchad:
«La marche n'est qu'un point de départ…»
Mohamed Barchi, membre du Conseil d'Al irchad:
«Le jour viendra où la vérité éclatera et dissipera le mensonge»
Un manifestant (barbu):
«Toute oumma qui s'égare de la voie du djihad est voué au déclin»
Mohammed Abbadi, membre du Conseil d'Al irchad (Ce membre a eu le mot de la fin, son intervention a été prononcée sur un ton et dans une ambiance de prêche):
«L'appel à l'islam revient (addaàwa kadima), la victoire viendra et la conquête est proche (annasrou atine wa al fathou karib). Revenez à Dieu!… C'est une marche jusqu'à la victoire». L'assistance immédiate de l'orateur clame à l'unisson: «Dieu est grand». Il poursuit: «Le califat sera rétabli selon le modèle du prophète (Al Khilafatou satàoud àala minhaje annouboua)».
Visions
Le reportage des adeptes de cheikh Yassine comporte deux témoignages audio (les visages des témoins n'ont pas été montrés) sur des rêves qu'auraient faits deux manifestants qui ont participé à la marche de Rabat. Le premier est celui d'une femme qui, en venant de Safi, rapporte qu'une de ses amies lui a raconté qu'elle a vu des anges personnifiés en oiseaux et qu'elle aperçu le prophète sidna Mohamed (que la prière et le salut soient sur lui», tout habillé de blanc, en train de leur distribuer des dattes…». L'autre témoin, un homme ayant la voix forte, rapporte avoir vu, lui-même, le ciel s'ouvrir et laisser apparaître des anges également personnifiés en oiseaux. Le témoin ajoute qu'il a vu le prophète et l'ange Gabriel. Il a aussi entendu dans son rêve l'appel d'un manifestant qui répétait que l'ange Gabriel couvrait de son aile étendue les marcheurs….
Pour qui ne comprend pas le mot «Rouia» (vision), en écoutant ces témoignages, il croirait que leurs auteurs racontent non pas un rêve mais une histoire réellement vécue.
Prophéties
Les visions qui sont synonymes de rêves où l'on voit le prophète ou/et ses compagnons et qui comportent des messages à décoder, semblent être courantes chez les adeptes d'Al Adl Wal Ihsane. Le site de la Jamaà foisonne de témoignages à ce sujet. Ces visions sont si courantes que l'une des réunions hebdomadaires que préside habituellement cheikh Yassine a été réservée à ce thème. Il est communément admis au sein de la Jamaà que certaines de ces visions augurent l'imminence du rétablissement du Califat au Maroc tel que le veut Al Adl Wal Ihsane.
mardi 28 décembre
«Basridicule»
Il est resté une quarantaine d’année assis sur les têtes des Marocains et il ne leur a jamais vraiment rien dit. Ce qu’il savait faire le plus, c’est de donner des ordres de matraquer par-ci, de jeter dans des geôles sans nom par-là… Mais, quand il a été poussé à aller s’asseoir ailleurs que sur le dos des marocains, il a enfin parlé. Et quand il a parlé, ses paroles ont été semblables aux pets d’un âne souffrant de diarrhée. En écoutant son «taz-tiz», ceux qui l’avaient sur le dos n’en revenaient pas. «Est-ce vraiment ce type qui nous a écrasé tant d’année?», s’étaient-ils tous demandés. C’est de l’ex-ministre Driss Bassri qu’il s’agit. Ses déblatérations aux micros d’Al Hurra et d’Al Jazeera ont permis de montrer l’ex-homme fort du régime marocain sous son vrai visage: celui d’une ancienne «zraouita» qui est désormais cassée. Ce fut la non-révélation de 2004...
Criquets humains
Comme les autres dernières années, 2004 a connu l'éclatement d'une énorme affaire de crime économique. C'est la BNDE cette fois-ci qui en a été victime. Cette affaire, encore en cours d'instruction rappelle bien d'autres: celle du CIH, de la CNCA, de la CNSS…
Le scandale de la BNDE comme le procès de Laàfoura, de Slima and Co…; révèle comme tous les scandales financiers qui lui ressemblent comment des prévaricateurs et des voleurs pouvaient aisément disposer, sans coup férir, de fonds colossaux qui ne sont pas les leurs comme s'il s'agissait de leur caisse noire. Ce sont pareils «criquets humains» qui se sont abattus sur les deniers publics comment s'abattent les criquets sur les récoltes et ont ainsi voué le pays à un sous-développement structurel et chronique.
Maintenant, toute la question est de savoir jusqu'où peut aller la justice dans le traitement de cette autre affaire, sachant que d'anciens dossiers -celui de la CNSS notamment-, restent encore en souffrance…