samedi 04 décembre
Un tueur en série condamné à la peine de mort
Un homme de 32 ans, reconnu coupable des assassinats de neuf adolescents, a été condamné jeudi soir à la peine de mort par la cour criminelle d'Agadir, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires. Aucune peine capitale n'a été exécutée au Maroc depuis 1993. La cour, composée de magistrats professionnels, a également condamné Abdelillah H. à verser un dirham symbolique à l'Observatoire national des droits de l'enfant (ONDE) et à l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), parties civiles. Le condamné, qui peut former un pourvoi devant la cour suprême de Rabat, devra également indemniser les familles de victimes. Arrêté le 2 septembre, l'accusé, célibataire et «aide-gargottier» à la gare routière de Taroudant près d'Agadir (
Depuis
Ce que j'ai écrit sur le sujet en septembre :
Charnier de Taroudant :
Le présumé psychopathe pédophile intercepté, mais l'affaire n'est pas close !

Par cette matinée du lundi 5 septembre, comme à son habitude, Taroudant semble si calme derrière ses remparts séculaires. Il est 7H30 et la ville s'est déjà réveillée. Avant d'inviter ses visiteurs à percer le secret de son intimité, cette ville ocre les accueille dans la promiscuité bruyante de sa gare routière improvisée. Greffé devant l'une des principales portes de la ville (Bab Zarbane), cet espace anarchique ne dévide pas de jour comme de nuit. Les grands taxis de couleur grise et ceux de couleur vert foncé bariolé de jaune, se mêlent à d'imposants cars dont les courtiers racolent les passants dans un va et vient interminable. Au milieu de la foule, ce qui intrigue: la vue des enfants poussant sans peine des charrettes. Ces enfants à l'allure gaillarde sont nombreux à sillonner cet espace crasseux. Peu d'entre eux trouvent quoi transporter. D'autres enfants, vendeurs de chewing-gum, de cigarettes en détail ou de menus gadgets viennent de temps à autre leur tenir compagnie. Symboliquement, un policier rappelle par sa présence que la sécurité est assurée sur les lieux. Ici, quand on évoque la macabre découverte le 20 août des restes des huit cadavres trouvés jetés à l'autre bout de la ville, on obtient des réponses aussi brèves que nuancées: «Ce crime est étranger à Taroudant», «La police trouvera le ou les criminels», «Tout finira par se savoir»… En effet, tout se sait ou finit par se savoir au milieu des murailles imposantes de Taroudant qui, tel un écrin, semblent précieusement renfermer les secrets de ses habitants si discrets avec tout étranger.
En entrant dans la ville, la même réserve à parler du charnier et de ce qui s'y rattache se fait sentir. Par exemple, la seule évocation de Oued El Waàr (l'oued difficile) répugne. On apprendra qu'historiquement cet oued a, à maintes reprises, inondé la ville lors des grandes crues. Sa dernière colère remonte à 1962. On le dit porteur de mauvaises nouvelles. Ce qui se confirma le 20 août, quand on découvrit dans le lit de ce même oued les ossements des huit cadavres.
Rappel des faits

Vendredi 20 août, dans la paisible ville de Taroudant, des passants ont fait aux premières heures de la journée deux macabres découvertes à quelque 500 mètres de distance. L'une près du lit de Oued Waâr et l'autre près du lotissement Hay Mohammedi à Bab Lekhmis. D'après un premier constat, il s'agissait des ossements de huit victimes comptées sur la base de huit crânes trouvés. A côtés d'une partie des ossements, il y avait deux moitiés d'un même corps. Une partie supérieure étêtée encore corsée dans un vêtement et une partie inférieure. Le tout était dans un état de décomposition avancé. Elément important: à côté du charnier, les policiers trouvèrent un papier portant cette inscription: «Je jure par Dieu que je me vengerai».
Une fois les ossements transférés à l'institut médico-légal de Casablanca, leur analyse a permis de constater que la mort des huit victimes fut d'origine criminelle (existence de traces de torture, de ligatures…), que leur âge se situerait entre 11 et 15 ans (deux victime seraient âgées de 11 ans, cinq autres de 13 à 14 ans et une de 15 ans) et qu'elles étaient toutes de sexe masculin. Il a été également précisé que la date de la mort remonte à moins de trois mois pour l'une des victimes et entre six mois et trois ans pour les autres. Des prélèvements pour des tests ADN ont été par la suite pratiqués sur les ossements pour les comparer à l'ADN de quelques parents ayant déclaré la perte d'un enfant. Les résultats de ces tests n'ont pas encore été révélés.
Il y a lieu de préciser que d'après leurs propres témoignages, plusieurs parents ayant perdu un enfant (la disparition soudaine et inexpliquée d'enfants semble être courante à Taroudant) ont vite fait de déclarer ces disparitions aux services de police. Ceux-ci sont pointés du doigt pour n'avoir jamais réservé de suite aux déclarations des parents concernés (voir témoignages).
Moins de deux semaines après la découverte des ossements, de retour sur les lieux du charnier, Oued El Waàr est redevenu désert et calme comme si de rien n'était. Un calme trompeur…
Les pistes d'investigation
A propos de l'auteur ou des auteurs de ces odieux crimes, les supputations ont abondé. Il s'agirait d'un ou de pédophiles psychopathes sanguinaires qui abuserait (aient) sexuellement de leurs victimes avant de s'en débarrasser, supposent les uns. Avec l'hésitation qui accompagne habituellement la révélation d'une grave confidence, ceux-ci arguent mezza voce du fait que la pédophilie reste un fléau répandu dans la ville de Taroudant. En revanche, il s'agirait pour d'autres de fquihs-sorciers qui rechercheraient des trésors en s'aidant de mauvais esprits. Ils auraient besoin dans leur quête d'enfants «zouhris» (aux yeux bleus caractérisés par un léger strabisme, aux mains portant des traits retraçant certains chiffres arabes…) qu'ils immolent en offrande aux djinns. Pour d'autres encore, ces huit cadavres ne pouvaient être que ceux de victimes qui auraient été malencontreusement massacrées après avoir été enlevées pour servir de bergers dans le désert du grand Sud. Mais, une question récurrente semait le doute sur ces hypothèses: pourquoi les ossements ont été déterrés et jetés précisément un 20 août sur la voie publique?
L'énigme résolue
N'ayant négligé aucune piste, les éléments de la police judiciaire de Taroudant, aidés par la brigade criminelle relevant de la sûreté d'Agadir, n'ont pas tardé à résoudre l'énigme. Lors d'une réunion où ils discutaient les faits, l'un des enquêteurs aurait fait remarquer d'une manière anodine que sur le verso du papier sur lequel fut écrit le message trouvé près des ossements, on pouvait lire le mot suivant écrit en français: Hadi. C'est ainsi qu'on fit des rapprochements et l'enquête fut dirigée vers un sens unique: trouver la personne indiquée. Celle-ci était connue de la police pour ces quelques incartades. Appréhendé, le concerné avoua aussitôt ses crimes. Il serait l'auteur présumé du meurtre des huit victimes dont il aurait abusé sexuellement avant de les étouffer au moyen de sachets en plastique.
Portrait du présumé coupable
Le mis en cause répondant au nom de H.I était connu pour ses errances. Il est né en 1962. On le voyait surtout le soir près de la gare routière aider un vendeur de sandwichs. Il vivait depuis trois ans sur un terrain vague à la sortie de Taroudant. Après avoir avoué ses crimes qu'il limite à huit, le meurtrier a indiqué à la police le lieu où il avait initialement enterré ses victimes qu'il choisit parmi les nombreux enfants travaillant à la gare routière (quatre de ces victimes seraient de Taroudant, les quatre autres seraient d'ailleurs). Ce cimetière improvisé fait partie d'un terrain protégé par un mur, disposant d'une porte et dont le propriétaire habiterait Casablanca. Le meurtrier disposait de la clé de la porte d'accès à ce terrain qui se trouve à Jnane Soussia près du quartier dit Mhita. Il aurait été chargé par le propriétaire de veiller de temps à autre sur ce terrain. C'es en apprenant que le propriétaire du terrain allait venir utiliser ce terrain pour la construction d'une maison, qu'il se dépêcha, affolé, de jeter ailleurs les cadavres enterrés.
Après ces révélations, le prévenu a été placé en garde à vue pour complément d'enquête sous la supervision du procureur général du Roi près la cour d'appel d'Agadir. Les prochains jours devront connaître l'achèvement de la procédure judiciaire au terme de laquelle il sera jugé.
Témoignages
Retrouver les demeures des familles dont un enfant a disparu ne fut pas une tâche facile. Toutes habitent dans des quartiers miséreux. Des quartiers qui se perdent le soir sous les ténèbres. Les enfants disparus ont des points communs: tous sont issus d'un milieu défavorisé, tous travaillent précocement, la plupart proviennent de familles nombreuses, la plupart ont vite abandonné l'école, certains parmi eux sont, selon leurs propres parents, «zouhris».
Les parents des enfants disparus que nous avons pu rencontrer se disent tous doublement affligés. Ils déplorent la disparition inexpliquée d'un être cher et dénoncent le laxisme des autorités dont ils ont sollicité, en vain, l'aide. Témoignages :
Naïma Lahmaz, mère adoptive de l'enfant Yassine Benamer

Citant le nom d'un certain Saleh qui serait des services de police de Taroudant, Naïma Lahmaz, révèle qu'elle a été à chaque fois repoussée dès qu'elle venait confirmer et reconfirmer la disparition de son fils adoptif depuis le 16 février 2004. Son fils, d'après elle, pourrait avoir été entraîné loin de la ville par un faux guide. Celui-ci lui aurait même téléphoné pour lui dire qu'elle ne pouvait rien faire contre lui et que l'enfant disparu était à Agadir. Intercepté et interrogé lors du déroulement de l'enquête sur le charnier de Taroudant, l'accusé n'aurait aucun lien avec la disparition signalée. Cependant, il apparaît que ses liens avec des enfants disparus se seraient limités à son désir d'assouvir ses penchants sexuels pervers. Il a été présenté à la justice pour être poursuivi pour cela.
Jamila Azgoud, grand-mère de l'enfant Saïd Idrissi

Quand la famille a signalé la disparition de l'enfant, leurs déclarations ne furent pas pris au sérieux. Les policiers ayant pris leur déposition leur auraient tout de suite rétorqué que l'enfant disparu devait se compter parmi les «harragas» (émigrés clandestins). Aujourd'hui, le sort de cet enfant est encore inconnu. Sa grand-mère préfère croire qu'il est encore en vie… A noter que Saïd qui travaillait également comme porte-faix dans la gare routière, est, selon la description de sa grand-mère, zouhri.
Bensaïd père de Noureddine Taji,

Même en étant scolarisé, Noureddine Taji travaillait comme porte-faix, il avait une charrette. Il avait à peine 12 ans. Il avait six autres frères. Il a disparu le 1er août 2000. Sa disparition, selon son père, est intervenue deux ou trois jours après qu'un individu connu pour être originaire de doukkala ait demandé au père de lui confier son enfant auquel il dit avoir trouvé un bon poste de travail dans une ferme. Rapportés aux services de police au lendemain de la disparition, ces détails ne semblent pas avoir été pris au sérieux par les policiers, confie le père attristé. Surtout, dit-il, que ce fut le même individu qui lui montra la charrette abandonnée par l'enfant après sa disparition. Par la suite, on ne revit plus cet individu. Bensaïd espère que son fils est encore en vie et qu'il va un jour le retrouver. Il déplore l'ironie par laquelle des policiers le repoussaient quand il allait quotidiennement, pendant deux ans, s'enquérir des nouvelles de son fils. Il s'agit en cette occurrence aussi d'un enfant «zouhri», selon ses parents.
Bouhouch Fatima, mère d'Ounil Youssef

Le 15 juin 2002 Youssef venait à peine d'avoir 13 ans. Il était vêtu des nouveaux vêtements que venait de lui acheter son père. Ce dernier est vendeur de légumes. Cet enfant qui apprenait la couture traditionnelle, a abandonné l'école, trois ans après y avoir accédé. Sa mère a vite fait de déclarer sa disparition. A chaque fois qu'elle allait réclamer des nouvelles, on l'invitait à chaque fois à ne pas perdre espoir.
Aït Amghar Hassan père de Aït Amghar Brahim

Ce fut en 1983 que disparut Aït Amghar Brahim. Il avait alors à peine six ans. Ce fut lors d'une visite effectuée avec son oncle aux «chorfas» de zaouiat Nihite près de Tlate Idouzdoud qu'on perdit ses traces. Il jouait avec l'un de ses cousins, quand on le vit pour la dernière fois. Dans la même «kabila» où cet enfant a disparu, son père nous signala que l'on parle de la disparition de 13 autres enfants. Hassan affirme que son fils est zouhri.
Pédophilie
Un fléau répandu et ancien à Taroudant

Le sujet est tabou et pourtant il ne laisse personne indifférent. Quand on pose la question sur l'étendue du phénomène de la pédophilie à Taroudant, personne n'essaie d'en contester l'existence. Certes, certains essaient de nuancer en soulignant que l'ampleur du fléau va en s'atténuant, d'autres prient pour la «guérison» des «mebliyine» (les patients) et d'autres encore s'en prennent aux touristes étrangers en les accusant d'être à l'origine du mal. Ces touristes éliraient domicile dans des riads construits sur les vestiges de maisons rachetées au prix fort. Ils auraient leurs propres entremetteurs, leur propre réseau.
Le mal serait donc fait: à Taroudant les pédophiles séviraient en toute impunité. Déjà en entrant dans les toilettes de la gare routière, les messages qui sont écrits à la sauvette à l'arrière des portes évoquent
Malgré l'étendue que semble avoir la pédophilie, les Roudanais n'en font pas un débat passionné. Aucune association ni aucun parti politique ne s'est jamais mobilisé pour le faire. On entend parler de «cette belia» (ce vice), on en voit couramment certaines manifestations et on se tait. Personne à Taroudant ne veut avoir des démêlés avec les autorités (le Makhzen), affirme un jeune militant associatif. Surtout qu'il s'agit d'un phénomène vieux comme le temps. Pour preuve, cet extrait du carnet de route intitulé «Dans le grand Atlas marocain», écrit entre 1912-1916 par le Docteur Paul Chatinières du groupe sanitaire mobile de Marrakech:
«… Un chleuh, bourgeois de Taroudant, pénétra dans ma petite salle avec des airs mystérieux; il conduisit un petit être entièrement voilé d'une étoffe blanche, que je pris d'abord pour une femme. L'homme demanda qu'on laissât seuls, puis soulevant le voile, il me présenta un jeune garçon d'une douzaine d'années, aux grands yeux noirs, au teint blanc, aux joues roses, joli et pomponné comme une fille de joie. C'était son préféré qui était atteint, hélas! De végétations malencontreusement situées (NDRL : dans le derrière de l'enfant). Sous le chloroforme, quelques coups de thermocautère eurent rapidement débarrassé le jeune garçon de son excroissance. Le visage du Taroudannais exprima une joie débordante, il m'embrassa alors les mains et l'épaule, me témoignant sa reconnaissance pour lui avoir rendu ce qu'il avait de plus cher au monde. (…) Les Soussi sont réputés de mœurs efféminées, visiblement et spontanément, ils cherchent à plaire. Suivant les coutumes du pays, les enfants ou les jeunes gens vêtus avec recherche prennent des pauses lascives avec des sourires provocants, accaparant l'attention des hommes… »
jeudi 02 décembre
Rage : Après les chiens, les chevaux.

Deux cas de rage de chevaux ont été enregistrés dans la province de Taounate (centre-nord), lors du déroulement en novembre d'une campagne de lutte contre la rage, indique mardi un communiqué de
mardi 30 novembre
L'action du CICR à Guantanamo Bay
Devant le siège du CICR-Genève
Genève (CICR) – Depuis le début de 2002, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) visite régulièrement le lieu d'internement des États-Unis à Guantanamo Bay, afin de s'assurer que les personnes qui y sont internées sont traitées selon les règles et normes applicables du droit international. Il leur donne aussi la possibilité de rester en contact avec leur famille au moyen des messages Croix-Rouge.
La teneur des démarches et des rapports du CICR est confidentielle et communiquée exclusivement aux autorités détentrices compétentes. Par conséquent, conformément à sa ligne de conduite habituelle, l'institution ne confirmera pas et ne démentira pas publiquement que les citations dans l'article "Red Cross Finds Detainee Abuse in Guantanamo", paru dans le New York Times du 30 novembre, correspondent aux constatations transmises par le CICR aux autorités américaines concernant les conditions d'internement et le traitement réservé aux personnes privées de liberté à Guantanamo Bay.
Le CICR profite de ses échanges avec les gouvernements pour faire clairement comprendre ses préoccupations et ses recommandations au sujet de la situation dans les lieux de détention et pour demander, si besoin est, que des changements y soient apportés. Guantanamo Bay ne fait pas exception à
Récemment, la création de l'Office of Detainee Affairs au sein du ministère américain de la Défense a fourni un lieu de dialogue où des questions relatives à Guantanamo Bay peuvent être abordées plus rapidement et de manière plus systématique. Néanmoins, le CICR reste préoccupé par le fait que des problèmes importants concernant les conditions d'internement et le traitement des personnes se trouvant à Guantanamo Bay n'ont pas encore pu être traitées de manière adéquate. L'institution poursuivra ses discussions sur ces problèmes avec les autorités américaines.
Internet au Maroc

Au Maroc, les derniers chiffres donnés par l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) concernant le marché d'internet prêtent certes à l'espoir, mais cet espoir ne peut être que mesuré.
Boostés par l'ADSL, les derniers chiffres révélés par l'ANRT, sans être phénoménaux, sont montés crescendo ces derniers mois. A titre indicatif, entre les mois de Décembre 2003 et Août 2004, une augmentation globale de 44,9% de nombre d'abonnés à internet a été enregistrée. Ce nombre avoisine les 90.000 abonnés dont 44% (environ 40.000 abonnés) ont choisi l'ADSL comme mode d'accès à internet. De toutes les solutions ADSL commercialisées au Maroc, celle à 128 kbit/s reste la plus prisée. Elle représentait 74% en Août 2004. Parallèlement à ces chiffres, une dégringolade a été enregistrée dans le segment du bas débit (Abonnements classiques+Forfaits) où a le recul s'est chiffré à environ 14%. Ce segment ne comptait plus en août 2004 que 47.700 abonnés au lieu de 55.600 abonnés en décembre 2003. La même tendance à la baisse est enregistré dans le segment des lignes spécialisées (LL) qui ne comptait plus que 1900 clients contre 2.500 à fin décembre 2003.


Quoi qu'il en soit, avec moins d'un million d'abonnés à internet pour une population d'environ 30 millions d'individus et malgré le phénomène des cyber-cafés qu'il connaît, le Maroc a encore un long chemin à parcourir avant que l'internet pour tous y soit une réalité.
(Source : ANRT)
jeudi 25 novembre
Coulisses de la Conférence de Marrakech
La liberté dans les médias au centre des débats
Il n'y a jamais assez de liberté !

Durant la conférence de Marrakech, au-delà de la question de la gouvernance des médias et principalement d'internet, c'est plutôt la question de la liberté des médias qui a été mise au centre des débats. Les avis sur cette question ont divergé. Nous avons voulu en savoir plus. Déclarations.
Abraham Serfaty

Il n'y a jamais assez de liberté. Je crois qu'il ne doit pas y avoir de lignes rouges pouvant enfreindre
Younès Moujahid
Le Maroc a enregistré des avancées considérables en matière d'accès et de circulation de l'information par voie virtuelle. Mais, il y a des agissements dont nulle loi ne fait mention. Ces agissements relèvent de la loi de la force qu'il faut bannir… Dans le contexte de la société d'information, l'élément humain reste le parent pauvre des réformes envisagées au Maroc, cet élément doit être remis au centre de toutes les réformes en cours dans le pays.
Samir Sobh, rédacteur en chef du magazine Arabi, édité à Paris

La ligne rouge à ne pas dépasser, c'est celle qui concerne les droits sociaux et humains du journaliste. Il ne faut pas, par exemple, emprisonner un journaliste pour une raison ou une autre c'est une ligne rouge à ne pas franchir. Mais, le journaliste de son côté, ne doit pas abuser de son pouvoir. Je suis pour une autocensure positive qui va dans le sens du patriotisme et du devoir citoyen. Le Maroc avance en matière de démocratie. Younès moujahid a dit toutes les difficultés inhérentes à l'exercice du journalisme au Maroc en présence des ministres. Jamais, on a vu ça dans un pays arabe.
Salah El Ouadie

A mon avis, tout le Maroc à tous les niveaux est en train d'assurer sa transition. Cette phase de transition veut que l'on prenne en considération les éléments du passé, les éléments de l'avenir et tout ce qui se passe autour de nous, là actuellement. Dans ce cadre, je pense que l'interprétation qu'il faudrait donner à la liberté d'expression, devrait se traduire par une démarche progressive vers un élargissement de plus en plus grand de cette liberté.
Aidan White, secrétaire générale de la Fédération internationales des Journalistes

A mon avis, la société de l'information ne pourra avoir un sens que dans le sens de la «libération». C'est aussi une expression de démocratie. C'est pour cela qu'il est très important de renforcer les objectifs contenus dans les théories présentées dans le cadre de la première phase du SMSI, à savoir une société d'information transparente, ouverte, indépendante et surtout professionnelle et démocratique.
Tâche noire : Maroc Télécom

Dans le centre de presse, la connexion à internet mise en service par Maroc Télécom a énervé plus d'un journaliste marocain et étranger. Elle se mettait régulièrement hors service et les techniciens ne savaient à quel saint sauveur se vouer pour la remettre en marche. Des journalistes déclaraient ouvertement que s'ils n'étaient pas sûr qu'un papier contre Maroc Télécom ne pourra pas passer dans leur organe, ils auraient vidé leur saoul contre l'opérateur historique. D'ailleurs, des médias et de la pub, il a été aussi question lors de la conférence de Marrakech. Ce cas de figure méritait bien d'être soulevé.
Vous pourriez lire l'intégralité des articles sur les colonnes de l'hebdomadaire marocain Le Reporter .
Clin d'oeil :
Emarrakech, La Marocaine.com et Dalil l'Internet ne sont pas passés inaperçus à la Conférence Internationale de Marrakech


jeudi 18 novembre
Référencement
A tous ceux qui disposent d'un blog et qui veulent le proumovoir, je vous conseille vivement de le référencer partout où c'est possible de le faire. C'est gratuit et ça peut rapporter… énormément de visites. Big Blog est déjà référencé à travers :
- http://recherche.hit-parade.com
- http://www.ambafrance-ma.org/imaroc/nouveaux.cfm
- http://www.tout-en-ligne.com
lundi 15 novembre
Regards
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Le long d'une plage déserte, le soleil vient étendre ses rayons qui semblent prendre leur temps de se rafraîchir avant de s'envoler dans les cieux. Sous leur lumière encore légère, un petit bateau glisse au loin sur un espace doré. On le dirait un grain de beauté sur la joue d'une princesse d'antan. Des oiseaux semblaient lui montrer gaiement le chemin. Il s'éloigne en laissant derrière lui son ombre qui grandit. Sur ce petit bateau, un homme se tient debout. A voir ses gestes vigoureux, il donne l'air de vouloir dompter les vagues. De toutes ses forces, il jette son filet, attend longtemps, le tire. Triomphalement, il ramène sa pêche sur son bateau qui se balance légèrement sous ses pieds. |
Le pêcheur
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Des allers de plus en plus durs à faire et des retours toujours incertains. Ses éternelles consolations: ce bonheur indéfinissable de ramener le filet, rempli, sur son bateau; cette étrange sensation de sonder les secrets de l'univers qu'il a toujours l'impression de transpercer par ses rames et de pénétrer à travers le sillage de son bateau. Après chaque retour, fatigué mais heureux, le pêcheur ramène chez lui, en plus de sa pêche; une autre histoire sur les gros requins et les petits poissons, sur la cruauté des vagues, sur Je lui demanderai un jour de vous compter une de ces histoires… |
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Cet homme au visage buriné par l'âge, aux mains marquées par l'effort, au dos courbé par l'attente, au teint assombri par les insolations, au sourire intact malgré les douleurs; trône majestueusement au milieu des flots.
Par sa posture, il s'érige en roi de l'océan. Son royaume est l'infini, son trône est son petit bateau. Chaque matin, il est heureux d'un bonheur royal de revenir à bon port. Toute sa vie est faite d'interminables allers-retours. |
